Promo 2017 – 2022 (1A)

Amandine, 19 ans, PREPA PRIVEE

Bonjour à tous !
Petite présentation générale : je m’appelle Amandine, j’ai 19 ans et je viens du Jura. J’ai fait un bac scientifique et l’idée de devenir orthophoniste a commencé à sérieusement germer dans mon esprit au cours de mon année de terminale. J’ai alors tenté le concours de Besançon cette année-là pour me donner une idée du niveau attendu, ce qui m’a conduit à m’inscrire en prépa (à Lyon) pour préparer le concours.
J’ai passé 6 concours au total, Strasbourg étant le dernier que j’ai passé. Les mois de mars-avril étaient difficiles car les résultats négatifs s’enchainaient… Mais c’est encore avec un peu d’espoir que je suis arrivée au concours de Strasbourg car les épreuves me correspondaient, notamment le commentaire de texte et l’analyse grammaticale ! J’ai choisi de consacrer mon énergie (car faire le tour de France pour les concours ça fatigue !) et mes révisions sur les concours qui me plaisaient le plus, car j’aimais beaucoup la grammaire, les tests psychotechniques et la rédaction, par contre j’étais nulle en vocabulaire et en culture générale c’est pourquoi j’ai boycotté tous les concours avec beaucoup de question de vocabulaire et d’orthographe.

Le commentaire de texte de Strasbourg m’intéressait car il porte sur une question philosophique et parce qu’on a vraiment le temps de pousser la réflexion en 3h. Pour réviser cette épreuve je me suis beaucoup entrainée avec les annales et j’ai relu mon classeur de philo de terminale. En ce qui concerne les autres épreuves, le QCM est plutôt abordable. Par contre pour la suite il faut être bien au point sur l’analyse grammaticale et les principales règles d’orthographe et surtout être confiant car ce ne sont pas des questions pièges.
Petit conseil pour le concours de Strasbourg : pendant la pause de midi, il ne faut surtout pas repenser aux épreuves du matin, vérifier les réponses aux questions, etc. car cela peut être décourageant pour l’épreuve de l’après-midi alors que vous avez encore toutes vos chances !

Léa, 20 ans, PREPA PRIVEE

Alors moi c’est Léa, j’ai 20 ans et j’ai passé le concours en 2017. Après un bac littéraire, je me suis dirigée vers une prépa privée lyonnaise : Césame (qui, au passage, est vraiment une très bonne prépa !)
Les professeurs de ma prépa étaient vraiment géniaux et nous préparaient vraiment bien au concours, on avait également des concours blancs tous les mercredis avec un classement ce qui permettait de se situer (mais attention les classements ne veulent pas toujours dire quelque chose parce que perso j’étais à la ramasse à chaque fois).
En ce qui concerne le concours de strasbourg, je n’ai pas fait de préparation vraiment spécifique…
En culture G, j’avais énormément révisé pour le concours de Montpellier qui en a beaucoup et du coup j’ai gardé ces connaissances pour le concours de Strasbourg. Je révisais avec une copine (et je vous conseille vraiment de réviser avec quelqu’un ça évite les baisses de moral) et on travaillait sur un tableau, chacune notre tour on faisait réviser l’autre sur un thème particulier (littérature, gouvernement, histoire, mythologie, cinéma…). On se basait sur des QCM que notre prof de culture G nous avait donné chaque semaine.
En français, je me suis vraiment pas beaucoup préparée car c’était mon point fort donc je me suis contentée de faire quelques annales du texte fautif grâce à un livre de préparation au concours spécialisé sur les textes fautifs et dictées.
Pour le commentaire, mon professeur de prépa m’a très bien préparée. Etant une des seules de ma classe intéressée, son enseignement était très personnalisé.
Arrivée le jour j, je n’étais pas vraiment stressée mais plutôt déterminée car j’avais vraiment adoré la ville et je voulais absolument avoir le concours !!
Pour la culture G, j’étais plutôt contente de moi-même si parfois les propositions étaient fourbes.
Arrivée au texte, j’ai vraiment tout misé car je savais que c’était mon point fort !
Puis au commentaire, je savais qu’il fallait juste que je sauve les meubles donc j’ai tenté tant bien que mal de mettre des références et des avis personnels. Il faut vraiment parler de son opinion c’est très important !
Voilà ! donc tout ce que j’ai à dire c’est croyez en vous !! si vous ne vous sentez pas prêts c’est normal parce qu’on peut toujours en apprendre plus c’est le problème de ce concours donc croyez en vous et il faut pas être surhumain pour avoir ce concours, tout le monde en est capable, je suis loin d’être extraordinaire !
Défoncez tout, vous pouvez le faire ! des bisous

Clara, 19 ans, PREPA PRIVEE

Bonjour tout le monde !
Je m’appelle Clara, j’ai 19 ans et j’ai décidé de faire une année de prépa à l’issue de mon bac littéraire. C’était une prépa privée qui prépare très bien aux écrits, même si le CF de Strasbourg n’est clairement pas aussi bien préparé que certains autres (plutôt des villes de l’ouest). Nous étions un gros effectif de candidats réparti sur trois villes, aussi, un tableau de résultats nous laissait imaginer quelle serait notre place à plus grosse échelle. Il ne faut pas voir ce « classement » comme quelque chose de négatif. Cela ne reflète pas forcément nos capacités réelles à obtenir un écrit, mais plutôt de voir notre propre marge de progrès. Pendant cette année j’ai choisi de jouer la carte du nombre. En effet j’ai passé 11 concours ce qui m’a fait faire un beau tour de France. N’ayant jamais testé l’ambiance des concours, je m’étais dit que les deux premiers seraient plus une « prise de température ». Grâce à une pression moins importante et surtout des épreuves qui correspondent bien à mon profil littéraire, Besançon et Lyon furent finalement les seules deux autres villes pour lesquelles j’ai réussi les écrits. J’étais très stressée pendant cette année de prépa, j’ai donc travaillé régulièrement avec une amie qui venait presque tous les week-ends chez moi pour que l’on fasse des annales et l’apprentissage du vocabulaire. J’ai adoré ces moments ! C’est important de passer par un travail de groupe si vous ne vous en sortez pas tout seuls : cela permet non seulement de travailler efficacement en se motivant, mais aussi d’être en soutien mutuel (et passer de bons moments : les pauses sont faites pour ça) ! Pour les apprentissages comme le vocabulaire ou la culture générale j’ai beaucoup utilisé les post-it (accrochés un peu partout) : ils aident largement à avoir constamment un éventail d’informations ce qui est bien utile quand on veut trouver une réponse rapidement. Soit cette méthode marche à merveille pour vous, soit elle devient une grosse source de stress : si c’est le deuxième cas, assurez-vous de ne pas vous entourer d’éléments anxiogènes.
La veille de l’écrit je suis venue avec une copine de prépa et nous avons dormi dans un Airbnb un peu excentré ce qui nous a fait faire une petite marche de santé avant l’épreuve (prendre l’air est important!). Ça y est c’est parti : les QCM ne sont pas difficiles et nous avons le temps (attention c’est justement ce qui m’a piégée car je n’avais pas de crayon à papier comme indiqué et je suis donc revenue à tort sur des réponses qui étaient justes, mais c’était trop tard…), puis vient la correction du texte et les exercices de grammaire associés. Les fautes à corriger dans le texte sont assez basiques, certaines sont tellement banales qu’elles passent même inaperçues. L’épreuve étant très rapide, mieux vaut ne pas s’attarder si on hésite et essayer d’en relever un maximum.
L’épreuve du commentaire (celle que tout le monde redoute) est LE moment pour se démarquer. C’est là qu’il faut garder son calme pour placer des idées pertinentes et garder une bonne « pâte littéraire ». Cette épreuve reste assez mystérieuse mais tout le monde semble d’accord pour dire qu’il ne faut pas hésiter à donner des exemples personnels. Le correcteur cherche avant tout à nous connaitre à travers nos propos et voir si nous sommes capables d’apporter quelque chose au texte.
Peu importe le mal de crâne que vous aurez en sortant, si vous donnez de vous-même vous n’aurez rien à regretter. Et comme un certain Martin l’a dit un jour : « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement ». Gardez la pêche et surtout croyez-y jusqu’au bout !

Camille, 20 ans, L1 SCIENCES DU LANGAGE/PREPA EN LIGNE

En sortant d’une filière scientifique spécialité SVT, j’ai longuement hésité entre une prépa orthophonie et une première année de licence en Sciences du langage. Finalement, sur les conseils d’une orthophoniste, j’ai décidé d’allier cours de prépa en ligne (proposés par le CNED) et études en Sciences du langage à la Faculté des Lettres. Ainsi, durant un an, je me suis entraînée de façon autonome sur des annales, des QCM et en faisant mes propres recherches en matière de culture générale. Dès le départ, mon objectif était d’intégrer l’école de Strasbourg, afin de pouvoir rester dans ma région d’origine.

Malgré mes craintes de ne pas être assez bien préparée, j’ai trouvé le concours proposé par l’école de Strasbourg très abordable pour celles et ceux qui ne sortent pas d’une prépa classique. En effet, il nécessite essentiellement d’avoir de bonnes connaissances générales, de s’intéresser au monde et à l’actualité. De plus, l’épreuve du commentaire est assez libre et ne requiert pas de références littéraires particulières ni un entraînement méthodologique très poussé. Le savoir accumulé tout au long de l’année, autant durant mes cours à la faculté que pendant mon temps de travail personnel, m’a suffit à franchir le premier palier des épreuves écrites qui m’apparaissait alors comme un obstacle infranchissable.

Elora, 21 ans, PREPA LITTERAIRE/L3 SCIENCES SOCIALES

Coucou ! Je m’appelle Elora, j’ai 21 ans et je viens d’une petite ville près de Strasbourg. Après un bac S et deux années de prépa littéraire « Lettres et Sciences sociales » (B/L), j’ai décidé de me tourner vers le métier d’orthophoniste. J’ai donc préparé les concours seule, en parallèle avec une L3 en sciences sociales. Pour ‘’optimiser’’ mon temps de préparation aux épreuves, j’ai préféré ne passer que 3 concours en me concentrant du coup davantage sur les particularités de chaque ville choisie.
Strasbourg me paraissait être le concours le plus en lien avec ma formation passée. Une bonne partie des points étant attribuée au commentaire, ce type d’épreuve me permettait de réinvestir les connaissances que je pouvais déjà avoir. Je pense d’ailleurs pour cette raison que le concours de Strasbourg (en plus du fait que l’Alsace, c’est cool !) peut être particulièrement intéressant à passer pour les personnes qui viendraient de parcours divers en sciences humaines/sociales /lettres, etc.
Par ailleurs, il est parfois difficile de se convaincre qu’on a ses chances quand on se prépare seul(e) et qu’on réalise que beaucoup de candidat(e)s suivent une prépa ortho… mais PAS DE PANIQUE ! À chacun sa méthode, et tout le monde peut espérer avoir sa place à l’arrivée 😊
Concernant ma préparation aux épreuves :
J’ai travaillé la culture générale en me basant sur les annales de Strasbourg car les questions se ressemblent d’année en année, ciblant régulièrement les mêmes thématiques (ce qui permet de ne pas trop s’éparpiller dans les révisions…).
Pour les épreuves de français : j’ai surtout fait des entraînements aux textes à fautes (trouvés dans les annales, sur des blogs, etc), utilisé le Bescherelle « grammaire », les Vuibert et lu les éléments de la réforme orthographique de 1990 (celle-ci s’appliquant au concours de Strasbourg). Ah et bien-sûr il ne faut pas négliger la conjugaison, parce que ces points peuvent être gagnés facilement lors du concours !
Pour le commentaire, il est difficile de savoir clairement ce qui est attendu.. mais je dirais que c’est le moment de montrer qui on est. Chacun a son parcours, ses connaissances, ses expériences propres, et tout peut être utilisé. Il est surtout important, je pense, de faire sentir que l’on est ouvert d’esprit, capable de réfléchir, d’argumenter et d’apporter des idées, en prolongeant le texte grâce à d’autres perspectives (expériences personnelles en lien avec la thématique, lectures, anecdotes, etc). En ce qui concerne les connaissances apportées, personnellement, j’ai privilégié les références philosophiques et sociologiques, mais toutes les références sont les bienvenues et il y a vraiment mille façons de faire un commentaire pertinent.
Le jour des écrits : malgré le stress du concours, le déroulement des épreuves m’a paru plutôt agréable. Tous les candidats étaient répartis dans un certain nombre de salles (dans la mienne, on ne devait pas être plus d’une trentaine), ce qui met déjà plus en confiance que d’apercevoir 1500 candidats autour de soi. Au niveau des épreuves (culture générale, français), pas de grosse surprise, elles ressemblent vraiment à ce qui peut être trouvé dans les annales des autres années. Le commentaire m’a laissée assez incertaine quant au résultat, mais il faut juste prendre son mal en patience jusqu’aux résultats des écrits… La suite au prochain épisode 😊

Mérédith, 19 ans, PREPA PRIVEE

J’ai suivi une année de prépa aux concours juste après le bac. Dès le départ, nous avons créé un groupe de classe sur Facebook pour nous entraider. Nous y partagions recherches, sites intéressants, vidéos… Si vous êtes en prépa cette année, je vous conseille de mettre ça en place car on gagne un temps précieux, notamment pour l’épreuve de culture générale à Strasbourg ! Il ne faut pas se considérer comme des concurrent(e)s mais comme une équipe.

Je pense que continuer à sortir avec mes amis et à faire du sport m’a été bénéfique. C’est parfois frustrant quand on voit la montagne de choses que l’on doit savoir pour les concours, mais je pense que faire des breaks permet d’être plus efficace. Il faut éviter de se comparer trop aux autres par rapport aux heures de travail fournies, car chacun(e) a sa méthode.

J’ai téléchargé des applications pour travailler la culture générale, je me suis abonnée à des chaînes YouTube… le fait de varier les supports m’a rendu les révisions plus agréables ! Cela permet d’optimiser son temps dans les transports en commun par exemple.
Pour le français, j’ai pris la formule la moins chère sur le site Qcmplus et chaque week-end je participais au concours blanc du site. J’ai également investi dans le livre “Je vais vous apprendre à être admis en orthophonie” que j’ai trouvé super, notamment pour dédramatiser.

Pour Strasbourg :
– Pour l’épreuve de français : Entrainez-vous sur les annales avec la contrainte du temps. Pour gagner des points, révisez bien la conjugaison et la réforme de l’orthographe.
– Pour l’épreuve de culture générale : soyez curieux !
– Pour l’épreuve du commentaire : Attention, le commentaire de Strasbourg ressemble plus à un commentaire philo qu’à un commentaire littéraire. Il faut s’appuyer sur le texte pour mener une réflexion personnelle (le commentaire doit plus une moins déboucher sur une dissertation a priori). N’oubliez pas d’expliciter et d’illustrer chaque idée que vous proposez.

La période de préparation aux concours est longue, et parfois on en oublie presque la finalité. Accordez-vous des moments pour vous renseigner sur l’orthophonie, rencontrez des professionnels ou même des étudiants en ortho. Cela vous (re)motivera à coup sûr en cas de coup de mou, et vos connaissances dans le domaine seront également un gros plus pour les oraux.

Si vous êtes en terminale, n’hésitez pas à passer quelques concours pendant l’année (même si vous n’y êtes pas préparé(e)s). J’en ai passé 3 l’année du bac et la mise en situation permet d’appréhender la difficulté des concours mais aussi le stress.

Courage à tous ! Accrochez-vous, vous n’êtes pas là par hasard 🤗

Et si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter en message privé, je vous répondrai avec plaisir.

Angèle, 19 ans, PREPA PRIVEE

Saluut ! Je m’appelle Angèle, j’ai 19 ans et je viens de Paris. J’ai passé un BAC ES avant d’entrer en prépa privée (à l’IGPEPM, que je recommande malgré le prix élevé car on ne nous frappe pas à coup de polycopiés et de listes de vocabulaire comme dans d’autres prépas tout en nous donnant tous les outils nécessaires pour les concours et un entraînement approfondi pour l’oral).

Globalement, j’avais une méthode de travail bien précise (qui ne convient pas forcément à tout le monde) : je n’avais cours que le matin ou l’après-midi ce qui m’offrait un grand temps de travail personnel. Je fonctionnais ainsi tous les jours :
-un chrono en marche avec le nombre d’heures que je voulais faire, que je mettais en pause dès que je levais les yeux ou faisais une mini-pause (satisfaction ++ du travail accompli quand le chrono sonne car cela signifie que l’on a réellement travaillé le temps indiqué et que l’on peut prendre une réelle pause, sans culpabilité)
-pendant ce temps je : reprenais mes cours de grammaire, d’orthographe etc au propre dans un petit cahier de la façon la plus claire possible pour bien retenir les règles, notais les définitions de tout le vocabulaire du jour dans mes répertoires, faisais au moins une dictée de mots (avec ma maman ou des potes de prépa), une dictée et un texte à fautes (issus du Vuibert textes à fautes et dictées, recommandé à 100% ainsi que son copain le Vuibert Orthographe, dont les exercices sont très très très similaires à ceux qui tombent en concours), faisais ou relisais une ou plusieurs petites fiches de culture g (selon les thèmes récurrents en concours : Oscars, prix littéraires, auteurs de littérature jeunesse etc) et enfin je prenais le temps de m’informer sur un sujet spécifique ou de lire un peu (déjà, pour moi, mais aussi pour nourrir ma réflexion en dissertation)
-du temps POUR MOI : une des choses les plus importantes à mes yeux pendant une telle année, je sortais prendre un café avec des amis (plutôt le week-end), prenais du temps avec ma famille ou tout simplement du temps pour moi (séries, bain, livre, musique etc, plein de petites choses dont on oublie vite l’importance dans une telle année)

Pour l’écrit de Strasbourg spécifiquement :
Je me souviens avoir adoré la ville, prenez le temps de vous promener avant le jour j ou après les épreuves, c’est trop joli et ça détend ! L’accueil des étudiants était au top (et ce sera pareil pour vous, cherchez les pulls Métafor !) Je me souviens aussi qu’il faisait super beau et qu’on avait tous mangé sur l’herbe dehors (on croise les doigts pour cette année !) Finalement, on avait passé une presque super bonne journée !
Pour les épreuves, j’ai trouvé le QCM de culture générale plutôt abordable (alors que ce n’était pas mon point fort du tout, mais à vraiment travailler car il faut passer cette étape pour être corrigé.e pour la suite !). Puis, la correction de texte était sans surprises (attention à la réforme !) ainsi que l’analyse grammaticale. Quant à la conjugaison, attention aux pièges, il peut arriver qu’on vous demande de conjuguer un verbe à un temps auquel il n’existe pas, il ne faut pas vous laisser déstabiliser 😊
Enfin, l’analyse de texte était mon épreuve préférée de base et ça a également été le cas à Strasbourg. A mes yeux, il faut privilégier une analyse claire et proche du texte au début puis ne pas hésiter à développer vos idées et expériences pour la dernière partie du commentaire. Montrez que vous savez prendre de la distance et interpréter le texte par rapport à vous et vos connaissances, c’est apprécié !

Quoi qu’il arrive et quels que soient vos résultats jusqu’à présent, tout est toujours possible ! Il vous suffit d’un résultat positif pour continuer l’aventure en école d’orthophonie. Strasbourg vous attend, courage !

Lucie, 20 ans, PREPA LITTERAIRE

Pour Strasbourg j’en étais à mon 7ème concours à peu près, j’étais très fatiguée et assez démoralisée. C’est très épuisant d’avoir à enchainer tous ces concours, surtout pense à prendre soin de toi et te reposer, parce que vu l’état dans lequel je suis arrivée à l’écrit de Strasbourg c’est incroyable que je l’ai eu. J’ai passé une super soirée d’avant écrit avec des copines, ça m’a permis de me détendre avant l’écrit et de ne pas stresser. Strasbourg est une ville magnifique, elle distrait forcément, marcher dans Strasbourg est vraiment un bon plan si tu veux penser à autre chose. Ce n’est pas tellement utile de réviser juste avant un écrit, moi j’ai préféré me détendre et c’est préférable à mon avis. Sois confiant/e et tu mets déjà bien plus de chances de ton côté. Et stresse pas de pas stresser 😉 Sinon je suis arrivée au concours très fatiguée, j’ai passé une nuit horrible (à cause de l’hôtel bruyant dans lequel j’étais). Mais heureusement Strasbourg n’est pas un concours de la performance, c’est un concours qui veut, je pense, de l’authenticité. Il t’est demandé d’exprimer ton opinion, de faire quelque chose de qualitatif ET personnel. C’est comme ça que je m’en suis sortie. La partie culture générale est assez accessible, et après c’est lors des épreuves rédactionnelles que tout se joue. Fais quelque chose qui te plait. Si tu es littéraire c’est clairement un plus, mais si tu ne l’es pas, pas de panique ! La technique et la forme n’est pas le plus important, c’est le fond qui prime. J’ai pris tout le temps pour rédiger (et j’ai bien fait), je suis arrivée 11ème sur 450 je crois pour la partie rédactionnelle. En bref, si tu fais quelque chose qui t’intéresse au lieu de te demander ce qu’on attend de toi, tu risques fortement de réussir 😉 à plus et bonne chance !

Thomas, 36 ans, PREPA PRIVEE

La veille du jour j, je passe la soirée en airbnb dans la petite France, je suis directement sous le charme de la ville, de ses colombages médiévaux et de ses noms de rue aux connotations germaniques. L’épreuve commence tôt demain. Après trois heures de sommeil, je vais tranquillement à l’hôpital civil. L’endroit est charmant, pas les CHU décrépits de banlieue construits dans les années 60 comme j’ai pu le voir dans d’autres villes. Il y a même deux églises, c’est la classe ! Inconvénient : les candidats sont dispersés dans plusieurs endroits et l’enceinte de l’hôpital civil est plutôt étendue, heureusement qu’il y a de nombreux panneaux disséminés un peu partout et je ne tarde pas à voir les étudiantes avec leurs sweats Métafor nous aiguillant gentiment, toujours à l’écoute, bien coordonnées. Heureusement, je trouve rapidement le bâtiment où l’épreuve va se dérouler. Les gens attendent tous dehors, convoc dans une main et portable dans l’autre, on sent le stress, quelques parents sont là aussi. Je suis évidemment le seul mec dans le coin, les autres accompagnent leurs copines au concours. En fait, on sera 4 mecs dans l’amphi. Malgré l’habitude, je suis un peu irrité à cause du manque de sommeil, mais pas stressé, après tout, on commence par de la culture G, ma matière de prédilection, j’ai plutôt hâte d’en découdre et de terminer tôt pour explorer cette jolie ville pittoresque. Contrôle des cartes et des convocs, dépôts des sacs en bas de l’amphi, la routine quoi. L’amphi est beau, ancien, en bois, l’ambiance est feutrée entre poudmachin dans Harry Potter et le Cercle des poètes disparus. Original : les sujets sont enveloppés dans du plastique. C’est parti, ca va vite, les questions sont plutôt faciles, il faut répondre avec un crayon à papier, prévoir donc une gomme et un taille-crayon. Je bloque sur l’un des surveillants, il me rappelle un pote lorrain que j’ai connu en Pologne 15 ans plus tôt : même tête, même âge mais voix différente, ca ne doit pas être Matthieu, tant pis. Arrive l’épreuve de francais, toujours tirée par les cheveux (c’est la prof de linguistique qui les fait) mais sous le même format que les années précédentes, pas de surprise, tout roule, on sort pour la pause. Un bretzel plus tard, c’est reparti pour la dernière épreuve avant la délivrance. Au contrôle, le mec qui ressemble à Matthieu me lance : « C’est bon toi, je te reconnais, les mecs, on a besoin de les contrôler qu’une seule fois et on se rappelle leur tronche. ». Les filles autour de moi stressent car elles ont l’air de redouter l’expression écrite et sa longueur, 3 heures. Moi, je l’aime bien mais on peut toujours tomber sur un sujet peu inspirant ou un correcteur pas en phase avec vous. De toute facon, il faut rester libre dans sa tête et suivre son intuition. « Fais ce que tu veux faire et ce que tu crois être juste, sans en avoir honte » disait Stanley Kubrick. Un surveillant se risque à une petite blague « Une faute d’orthographe compte pour dix points en moins ! » Bide retentissant. C’est reparti : première lecture du texte : je comprends que dalle ; deuxième lecture : c’est pas trop mal en fait ; troisième lecture : ok, pigé, je sais ce que je vais écrire. J’écris l’intro au brouillon et me lance sur la copie, ca coule de source, avec une petite citation en latin (Deficimur specie recti, Horace) au milieu pour me la péter. Comme mon écriture est dégueu, je prends mon temps, à quoi ca sert d’écrire quelque chose de bien si personne n’arrive à la déchiffrer ? Je vois ensuite les premiers candidats se lever pour partir au bout d’une heure et demie, la tension baisse, on est arrivé au bout. Finalement, ces concours passent vite à chaque fois et pour une fois, je suis plutôt satisfait. Il y avait moins de candidats cette année-là à Strasbourg, donc, les chances de passer étaient plus importantes. Allez, une petite bière pour fêter ca, j’adore qu’un plan se déroule sans accroc.

Louise, 21 ans, PREPA PRIVEE

Hello!

Je m’appelle Louise, j’ai 21 ans, je viens de Picardie et j’ai intégré école d’ortho de Strasbourg après 2 ans de prépa.

J’avoue ne pas m’être donnée à fond en première année de prépa, je sortais du lycée et je n’avais pas forcément la maturité pour être confrontée à une telle charge de travail, et surtout à l’organisation qu’elle nécessite. J’ai donc passé l’année un peu les mains dans les poches, ne m’intéressant qu’à certaines matières et nettement moins à d’autres.

Je me suis inscrite à 4 concours, j’ai été pré-admissible à Strasbourg mais les résultats suivants ne m’ont pas permis d’aller plus loin.

L’année suivante, j’ai changé de prépa et je me suis sérieusement mise à bosser. J’avais une sorte de routine, je commençais à 18h par relire mes cours de la journée, les ficher puis relire les fiches des cours précédents. Je finissais en général vers 22h30.

Quand j’étais trop fatiguée je m’entraînais sur le site de QCM+, qui reprend beaucoup d’annales de chaque ville et qui propose un concours blanc par semaine, avec un classement.

J’ai également passé l’examen du Projet Voltaire. Ces deux sites offrent un bon entraînement, en plus des cours que vous pouvez suivre par ailleurs.

Cette année, j’ai tenté une dizaine de concours et j’en ai obtenu 3: Amiens, Caen et Strasbourg. Mon premier choix était de loin Strasbourg et j’ai été plus que ravie d’apprendre mon admission.

Point important: j’ai complètement paniqué le jour de mon oral, j’étais hyper stressée et tout ne s’est pas parfaitement déroulé. Je suis arrivée dernière sur la liste complémentaire et j’ai tout de même été rappelée! Comme quoi, TOUT est possible!! Ne perdez pas espoir, le plus gros se joue dans la motivation qui influe énormément sur votre travail et votre rigueur, même le jour du concours ça compte!

Anouk, 19 ans, PREPA PUBLIQUE

Je m’appelle Anouk, j’ai 19 ans et j’ai fait un an de prépa publique à Rennes avant de venir à Strasbourg. J’avais déjà commencé à préparer un peu les concours pendant mon année de Terminale L et j’ai continué un peu à apprendre du vocabulaire et les règles d’orthographe pendant l’été avec les manuels Vuibert. Du coup, mon année de prépa a été en partie du année de révision, et ça a été une super année pour moi ! Je prenais les exercices de maths et les questions de culture G comme des jeux plutôt que comme des épreuves à affronter, et je trouvais agréable les formats d’épreuves rédactionnelles qui laissaient plus de liberté de penser que ce qu’on nous apprend au lycée. Je garde de cette année de prépa le
souvenir de peu de travail, de pas mal de temps libre (bizarrement), de beaucoup de rencontres et de voyages très enrichissants (même si c’était aussi assez éprouvant à la fin) !
J’ai trouvé l’écrit de Strasbourg très agréable à passer, le temps n’était pas du tout un problème à gérer dans ces épreuves, et l’épreuve de dissertation/analyse de texte est très intéressante ! Je pense que le
jury attend principalement des candidats (en dehors de la maîtrise de l’orthographe et des règles syntaxiques) la capacité de faire des liens entre les idées, entre des choses apprises par soi-même et celles
apprises en cours, entre ses propres réflexions et celles des personnages étudiés, de ne pas se laisser guider par des idées pré-établies mais de savoir les remettre en question, d’utiliser ses connaissances et ses propres expériences. Je pense que dans un tel concours, ce qui vous distingue des autres est votre capacité à construire vos propres raisonnements et réflexions et non à recracher des discours « pré-fabriqués ».
Donc restez vous-même et ayant confiance en vos réflexions, elles vous mèneront sans doute plus loin
dans la vie que des cours appris par cœur 😉

Maria, 22 ans, PREPA LITTERAIRE & PREPA PRIVEE

Salut tout le monde!
Je m’appelle Maria, j’ai 22 ans, et j’ai intégré en septembre l’école d’orthophonie de Strasbourg. J’ai fait un Bac L que j’ai obtenu en 2013, puis je suis restée 3 ans en prépa Littéraire : hypokhâgne, khâgne, et khûbe (toujours plus!) avant de commencer cette grande aventure, en faisant 1 an en prépa pour le concours d’orthophonie (oui, je suis une abonnée des prépas).
J’avais déjà en tête le métier d’orthophoniste lorsque j’étais au lycée, mais j’ai préféré poursuivre mon parcours littéraire pour approfondir mes connaissances et assouvir ma curiosité. Et puis aussi je ne me sentais pas suffisamment forte et mature pour commencer ce parcours du combattant à 18 ans.

J’ai suivi pendant 1 an une prépa ortho intensive, et j’ai passé 10 concours. J’ai essayé au maximum de ne pas négliger ma vie sociale durant cette année difficile, car avec le nombre d’années de prépa que j’avais déjà dans les pattes, j’ai appris qu’il faut savoir prendre du temps pour soi et trouver un équilibre, ou plutôt un juste milieu. En bref, je ne suis pas une machine, et à l’opposé de l’élève de prépa modèle (bien loin).

L’épreuve de Strasbourg se passe en 3 temps:
Le QCM de culture générale : j’ai beaucoup aimé cette épreuve, car les questions posées sont globalement accessibles, et le temps imparti est suffisant pour cette épreuve.
L’épreuve d’orthographe : un peu plus complexe celle-là, car je n’étais pas bien au point sur la réforme de 1990, et le temps est assez court pour répondre à toutes les questions, il faut donc être organisé.
Enfin, l’épreuve de commentaire: j’ai beaucoup aimé aussi cette épreuve, mais je pense que c’est mon côté littéraire qui parle. Objectivement (si j’y arrive), cette épreuve permet à tous de pouvoir développer sa pensée et chacun a ses chances, puisque cette épreuve ne repose pas simplement sur des connaissances englouties et recrachées (ce qui est plutôt agréable comparé à d’autres concours). Le seul écueil qu’il puisse y avoir est le hors-sujet, auquel il faut faire attention.

Je voulais terminer ce témoignage en disant que le plus important dans ce concours, est d’y croire jusqu’au bout. En effet, je pense être la preuve qu’il faut toujours y croire. J’avais passé 9 concours avant celui de Strasbourg, je m’étais dit que je n’irais pas à Strasbourg si j’avais une autre admissibilité avant (venant de l’Ouest, Strasbourg me semblait être l’autre bout du monde). Je n’ai eu aucune admissibilité, je suis donc allée à Strasbourg, et c’est le seul que j’ai réussi. Donc, tout peut arriver, même jusqu’au mois de septembre, il ne faut pas désespérer. Il faut s’armer de patience et d’ondes positives, qui vous feront tenir ce gymkhana périlleux (lol). Soyez heureux, et rappelez-vous dans les moments difficiles la si belle aventure humaine qui vous attend ! Le jeu en vaut la chandelle, alors foncez !

Aubin, 21 ans, PREPA PUBLIQUE & LICENCE

Alors d’abord, il faut que je vous parle un peu de mon parcours qui m’a amené jusqu’ici. J’ai eu mon bac en 2014, un bac scientifique qui m’a certainement permis de gagner du temps (et encore que…) sur certaines épreuves de concours que je n’ai jamais eus. Il faut croire que j’ai une âme littéraire qui convient davantage aux écrits que propose le concours de Strasbourg notamment. Comme vous pouvez le voir, ce fut un petit peu laborieux pour que je n’arrive en Alsace que cette année. J’ai donc fait une année de prépa à Cherbourg (au lycée Jean-François Millet, très bonne prépa au passage, qui plus est publique et compte dans son équipe pédagogique des personnes formidables, dévouées et humaines, qui entre autres ne m’auront pas fait apprendre le dictionnaire… Et je les en remercie !!!). Du travail, vous vous doutez qu’il faut en fournir, vous en fournissez énormément, tout le monde en fournit. Il n’y a pas de talent ou je ne sais quel don qui vaille, il n’y a que du travail qui permet de réduire au maximum l’aléatoire de ces concours et d’augmenter vos chances qui est un mot qui semble mieux convenir.
J’ai passé huit concours cette année-là. Avec le recul, j’ai vraiment l’impression que c’était beaucoup et que certains m’ont peut-être coûté en fatigue et en temps que j’aurais pu utiliser pour d’autres… mais en même temps c’est peut-être la seule année où c’est possible de le faire, et je n’ai pas fait partie des candidat•e•s qui passaient le plus de concours. J’ai réussi à être sur la liste complémentaire de Strasbourg mais elle n’est pas remontée. Je vous parle de ce résultat car c’est vraiment ça, le fait de n’être passé à pas grand chose de ce concours, qui m’a poussé à continuer ensuite.
Les deux années suivantes se sont passées à Caen, en sciences de l’éducation. C’était mon plan B qui s’est révélé passionnant car cette formation aborde de nombreux enjeux communs à l’orthophonie dans des disciplines diverses et pour certaines communes au cursus dans lequel je suis aujourd’hui. Bref, je vous recommande, c’est très enrichissant et c’est faisable de travailler les concours à côté !
Voilà en gros pour mon parcours.

Pour l’écrit de Strasbourg, ça change assez peu : un QCM de culture générale, une épreuve de correction de texte puis quelques questions d’analyse grammaticale et de conjugaison, et un commentaire de texte. Je vous propose quelques stratégies pour ces écrits, vous en faites ce que vous voulez et si elles vous aident c’est fantastique :
1/ Pour le QCM, je pense qu’il faut s’appuyer sur les annales des années passées pour en tirer des thèmes généraux qui vous permettront de faire des fiches (par exemple les questions en lien avec la Russie reviennent régulièrement si je me souviens bien, vous aurez peut-être des questions sur la littérature enfantine avec Tomi Ungerer etc. vraiment regardez bien). Pour le reste faites-vous confiance, la première intuition est souvent la bonne !
2/ Pour le texte à corriger et les questions de grammaire/conjugaison, il faut connaître sur le bout des doigts les règles d’orthographe, les conjugaisons (le subjonctif est souvent à la mode) et être capable de donner la nature et la fonction de mots ou de groupes de mots. Attention pour la conjugaison, n’hésitez pas à répondre que le verbe qu’on vous demande de conjuguer n’existe pas à tel temps/mode, ça peut arriver et il ne faut pas se laisser déstabiliser pour si peu.
Pour gagner du temps, je faisais les questions avant au brouillon et après je commençais le texte à corriger en repérant les erreurs sur le texte. Je remettais tout au propre après (à essayer pour voir si ça vous fait réellement gagner du temps).
3/ Pour le commentaire de texte, ne cherchez pas à trop en mettre, chouchoutez votre correcteur et soyez méthodiques. Je m’explique : je pense qu’il ne faut pas prendre le risque de s’étaler à vue en passant à côté d’un plan solide et d’un temps de relecture aussi précieux qu’indispensable (au moins 10 minutes). Ne faites pas de grande introduction, vous êtes peut-être le ou la 100ème du paquet… Soyez plutôt clair sur ce que vous comptez faire, sur l’approche que vous allez développer, évitez le pédantisme. Dans les parties du développement, je pense que vous pouvez gagner des points en formulant clairement les idées que vous souhaitez défendre, en vous appuyant sur des passages du texte, en faisant le lien avec un ou plusieurs auteurs (piochez vos références en philosophie, en littérature, en sociologie, en psychologie etc.) et en agrémentant votre réflexion d’un ou plusieurs exemples. Enfin, pour la conclusion on attend de vous une ouverture sur un point de vue peut-être moins formel que ce qui est demandé dans le développement : c’est peut-être là qu’il faut être original, faire le lien avec une lecture voire peut-être votre future métier (c’est ce que j’ai fait l’année où j’ai été reçu mais je ne sais pas si c’est ça qui a fait la différence… Je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur un plan solide en étant toujours dans le soucis de démontrer ce qu’on dit avec des références et des exemples).

Pour finir, le message que je voudrais faire passer c’est qu’il ne faut pas lâcher, vraiment, ça vaut le coup. Dans tous les cas, vous pouvez déjà être fier•e•s de vous.

Manon, 23 ans, PREPA PRIVÉE LICENCE  

Je m’appelle Manon, j’ai 23 ans et je vis près de Strasbourg. J’ai tenté le concours d’orthophonie de Strasbourg en 2012 après mon bac pour me faire une idée, car je savais qu’après j’irai en prépa. Depuis, (donc en 5 ans) j’ai passé entre 5 et 7 concours par an. Donc vraiment je pense que s’il y a quelque chose que je peux vous dire dans mon témoignage c’est qu’il ne faut JAMAIS ABANDONNER !

La prépa : J’ai choisi la prépa HORIZON à Strasbourg. Pour me remettre à niveau pour les connaissances en culture générale et pour trouver une méthode de travail c’était très bien mais les prépa privées sont trop chères à mon goût pour ce que c’est, mieux vaut éviter.

La licence & les prépas en ligne : Après ça j’ai fait 3 ans en licence sciences du langage tout en passant les concours. Problème : je me suis plus concentrée sur les résultats de cette licence qui m’a passionnée. Donc je révisais un peu les concours (notamment avec e-orthophonie une prépa en ligne que je recommande, et le site maculturegenerale.com idem je recommande) et passais des concours mais ça n’a pas suffit car j’ai délaissé trop d’épreuves et je n’étais pas assez impliquée (et surtout BEAUCOUP trop stressée parce que justement je ne m’étais pas donnée à fond).

Le master : L’année dernière, lassée de rater les concours, j’ai choisi de faire un master MEEF pour être enseignante, comme ça je passais aussi le concours enseignante 1er degré pour avoir une porte de sortie si jamais je ratais une énième fois. (A noter : ce master est SUPER intéressant, et donne de bonnes bases une fois à l’Ecole d’Ortho).

Cette fois, j’ai fait en sorte de travailler les cours du master au minimum pour avoir pile de quoi le valider si jamais, et de travailler à fond les 5 concours que j’ai toujours passés à côté. Dès que j’avais un moment de libre j’allais travailler dans les BU, à la maison je révisais mes fiches des prépa, je jouais beaucoup à quizup (que je recommande trop il y a pleins de questions qui sont retombées aux différents concours !!!!).
Enfin voilà rien à voir avec les autres années car pour moi il me manquait vraiment l’ assiduité.

Mes conseils :
– Même si on en a marre au bout d’un moment il ne faut pas abandonner et s’accrocher et se dire qu’on se donne à fond une année comme ça après on fait ce qu’on aime ! Il faut vraiment utiliser les moments libres et le weekend pour être organisé(e) et avancer.
– Utiliser les annales. Cette dernière année j’avais les annales de Strasbourg et de Nancy et les annales … C’est la vie !!! Vraiment je recommande de les faire car ça change tout.
– Et pour finir ..il faut aussi se détendre ! Trouver des moments pour soi, faire du sport ….. Et y aller détendue. Je sais que c’est facile à dire mais croyez-moi j’ai expérimenté à de nombreuses reprises, et stresser ça handicape plus qu’autre chose. Cette année j’avais aussi réussi le concours pour être enseignante, donc j’avais mon échappatoire, c’est pour cela que j’y suis allée détendue et ça a tout changé niveau réflexion et attention lors des épreuves.

– Et surtout être discipliné(e) : se faire un planning de révisions pas surchargé non plus, mais opérationnel. Et il faut s’y tenir même si c’est dur quand il fait beau, quand on veut sortir etc… On se donne à fond une année !

Et pour les épreuves Strasbourg précisément :
– les annales sont très utiles comme ça vous pouvez cibler un peu le genre de questions qui tombent (genre des questions toujours sur les guerres mondiales, au moins 1 sur les sorties littéraires de l’année, et plusieurs sur la géographie genre les capitales ou les villes des pays qui sont dans l’actualité etc)
– pour l’orthographe il faut connaître la réforme de 1990 par COEUR, et si jamais il faut classer les erreurs orthographiques ->se renseigner sur le classement de Nina Catach : points assurés !!! attention : lire attentivement car les fautes ne sont pas difficiles mais on peut passer à côté
– et pour le commentaire j’ai fait une accroche, une intro traditionnelle, 1 grande partie avec 3 sous parties en analysant les figures de style, le lexique un peu comme un commentaire de texte classique. Presque une analyse linéaire. Puis un récapitulatif de ce grand I) , une transition, puis une 2ème grande partie avec 3 sous parties mais en faisant un parallèle avec le livre de Raphaëlle Giordano : ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Donc une interprétation et analyse très personnelle en reliant les éléments avec ceux du texte imposé.
Ce n’était pas des longues sous-parties et je suis allée à l’essentiel. Il faut le finir alors mieux vaut faire simple concis et pertinent plutôt que long et développé si vous n’avez pas tellement d’idées.

Voilà j’espère que ça pourra vous aider et bon courage à tous !!

Elise, 20 ans, PREPA PRIVÉE 

Coucou ! Je m’appelle Elise, j’ai 20 ans, et j’ai passé deux fois le concours de Strasbourg en 2016 et 2017, après un bac ES.
J’ai commencé par faire une année à l’Université Catholique de Lyon, qui proposait une prépa aux concours d’orthophonie mais également une première année de psychologie en parallèle. Ce type de préparation est super pour ceux qui savent s’organiser, qui arrivent à faire la part des choses lorsqu’ils travaillent plus un cursus que l’autre. En effet, ça leur permet de s’ouvrir sur autre chose que sur les « joies » du concours. Seulement pour moi c’était plus compliqué, j’ai eu beaucoup de mal à trouver mes marques entre la fac et la prépa.
C’est pour cela que j’ai décidé de partir à Césame, une prépa privée à Lyon, GENIALE ! J’ai tout de suite vu la différence entre passer TOUT son temps sur la prépa et disperser son travail entre deux choses différentes. Et puis les profs étaient super, complétement disponibles et à l’écoute. Nous avions des concours blanc chaque mercredi, avec un classement sur 90, ce qui permettait d’avoir une vision plus générale de notre progression, même si un classement n’est jamais le bienvenu… aucun esprit de compétition ne se faisait sentir !
Pour le concours de Strasbourg :
– La culture générale. J’ai beaucoup travaillé la culture générale sur des qcm hebdomadaires, par thème que notre professeur de culture générale nous préparait. En fait le concept est très simple : nous avions un qcm de 60 questions sur tel sujet (sujet qui nous était donné très tôt pour que nous puissions le préparer avec un livre de culture générale à ce propos), et nous le corrigions en classe. Et chaque question était renforcée par des connaissances de chacun, mais surtout du prof (il était incroyable) ! C’était vraiment une façon ludique de travailler ces tonnes de questions. Pour reparler des livres, c’étaient les « repères pratiques » de Nathan. Assez clairs, illustrés et intéressants. Je conseille !
De plus, je jouais beaucoup à des jeux comme le Trivial Poursuit, ou regardais beaucoup d’émissions de type « Tout le monde veut prendre sa place » ou encore « Questions pour un champion » (oui oui, ma famille m’incitait beaucoup à regarder ça !)
Mais je travaillais également sur d’autres supports, comme des qcm d’annales, des vidéos sur YouTube (merci « C’est pas sorcier »), des applications, et surtout j’apprenais beaucoup des autres. Dès que j’avais besoin d’éclaircissement ou de moyen mnémotechniques, j’en parlais à ma famille, mes amis, qui m’aidaient beaucoup.
En fait la culture générale est PARTOUT. Vous saurez recueillir les données qu’il vous faut. Regardez des films cultes, écoutez de la musique, allez voir des expos, ça ne vous apportera que du bon et ça vous permettra de vous détendre en même temps. Tout est source d’enrichissement.

– Le français. En fait j’ai travaillé le français uniquement grâce à mes professeurs. La grammaire par exemple, je ne l’ai pas beaucoup bossée en dehors des cours. Mais surtout, je l’ai étudiée grâce au fameux Grévisse ! La bible des orthos. Et j’ai beaucoup progressé grâce à la répétition. En fin d’année, nous avions fini le « programme », et notre super prof ne faisait que nous donner des qcm, des qcm et encore des qcm. Et c’est ce qui m’a le plus fait progresser. En fait plus je répétais les exercices, plus la grammaire devenait familière, et plus elle devenait facile. Je vous conseille vraiment d’utiliser cette technique, pas forcément drôle, de la répétition.
Le vocabulaire et l’orthographe, je me suis laissé guider par ma super prof aussi. Elle nous donnait 50 mots de vocabulaire à apprendre chaque semaine, et une dictée (mots-phrases-texte) par semaine également. Ensuite des annales, des annales, et encore des annales… avec un petit livre qui me suivait partout (surtout à ouvrir pendant les longues minutes de métro). Certaines applications servent beaucoup aussi, comme « le mot du jour » ou beaucoup d’autres… et surtout, faites vous réciter entre amis, et trouver des moyens mnémotechniques ensemble (des trucs rigolos, c’est plus facile à retenir et ça détend quand ça tombe en concours). C’est clairement ce qui m’a fait avancer en prépa.

– Le commentaire. J’ai vraiment fait confiance à mon professeur qui était super inspirant. Et d’ailleurs lui nous disait clairement de nous faire confiance. En fait je ne l’ai pas beaucoup préparé, enfin pas comme une acharnée, et mon but était de m’éclater en le rédigeant. Il faut absolument que vous vous fassiez plaisir en montrant votre personnalité à travers vos idées. Tout est utilisable dans ce commentaire : les expériences, la culture familiale, musicale, cinématographique, littéraire etc. Puis nos idées. Sans oublier une bonne structure, bien sûr !

Le jour J arrive, méga stress.
– Nous commençons par l’épreuve de culture générale. Ce qui est vraiment cool avec le concours de Strasbourg, c’est que les questions sont assez intéressantes, enfin assez accessibles. Un peu de cinéma, de littérature, de peinture, de politique, enfin les principaux thèmes sont abordés ! Et de façon assez intelligente (je trouve).
– Puis vient l’épreuve d’orthographe. Assez attendue, sans grand changement. Un texte abordable, des fautes assez disparates et une grammaire également semblable aux années d’avant.
– Et enfin arrive le fameux commentaire, où je ne me suis pas autant « éclatée » que prévu. Je pensais même avoir été complétement hors sujet. Enfin ça a été le cas d’ailleurs, je n’ai vraiment pas eu une note terrible (vraiment pas) et c’est passé quand même ! Alors en sortant du concours, il ne faut surtout pas rester sur ses impressions. Sortez, faites la fête, ou relaxez-vous, dites-vous bien que c’est fini de toute manière.
Un petit dernier mot sur mon parcours : je ne me suis pas privée de sortir, de voir du monde, de me promener. Enfin bien sûr je passais le plus clair de mon temps à travailler, chaque jour MAIS, le samedi soir, ou les soirs de semaine je me permettais de profiter de mes amis et de ma famille. En fait sans cela, je pense que je n’aurais pas tenu (même si c’est très personnel).
Et ne vous fiez pas que sur votre niveau en préparation aux concours : j’étais très loin d’être la meilleure, honnêtement. Simplement, croyez en vous (c’est un travail compliqué) et acceptez l’aide de vos proches. Beaucoup ont été d’un soutien incroyable pour moi, vraiment.
Je vous souhaite tout le courage du monde, et vraiment défoncez tout, prouvez-vous que vous en êtes capables ! Des millions de bisous.

Marie, 22 ans, SEULE

Je m’appelle Marie, j’ai 22 ans et je suis Alsacienne ! Après mon bac littéraire je me suis lancée dans une licence de sciences de langage à Strasbourg ; je connaissais et aimais depuis longtemps le métier d’orthophoniste mais ma licence m’intéressait trop pour la quitter (et l’idée de devoir passer un concours me stressait un peu) ; en début de ma troisième année de licence, je me suis finalement décidée à passer des concours. Comme je devais en parallèle finir ma licence et que je me préparais seule, j’ai préféré pour commencer ne préparer que le concours de Strasbourg, et j’ai eu de la chance de l’avoir alors que ce n’était qu’un essai « pour voir ».

QCM
La première chose que j’ai faite a été d’acheter des annales de culture générale, puis celles de Métafor (corrigées – c’est super cool), car le QCM est la première épreuve de classement et est donc déterminante (et c’est aussi ce qui, je pense, pouvait me faire le plus défaut). Je n’avais pas tellement de temps avant les écrits donc je me suis focalisée sur les annales de Strasbourg, en faisant les QCM de toutes les années disponibles, en notant les réponses accompagnées de petites explications, et en faisant des fiches à partir de thèmes récurrents. Au début ça m’a un peu (beaucoup) déprimée ; je connaissais rarement les réponses exactes et complètes aux QCM, mais il ne faut vraiment pas se décourager et prendre du plaisir à bosser la culture gé, en étant curieux et en variant les supports : j’écoutais Le jeu des 1000€ sur France inter pendant que je mangeais, regardais Tout le monde veut prendre sa place, lisais les actus des journaux en ligne…
J’ai classé mes fiches par thèmes (littérature, musique, …) pour que ce soit plus clair à relire et plus facile à compléter à chaque fois que quelque chose que j’entendais ou lisait quelque part me semblait important.

Orthographe / grammaire 
J’ai commencé par apprendre la réforme de l’orthographe de 1990 car elle est en vigueur au concours de Strasbourg : j’ai noté les règles et imprimé une liste de tous les mots concernés par la réforme (trouvable sur internet) (histoire de les avoir lus une fois, et on en apprend des choses en lisant ça !).
J’ai été dans les bibliothèques feuilleter des livres de grammaire et relever les règles que je ne connaissais pas encore ou qui méritaient un petit rappel.
J’ai fait un recap sur les natures et fonctions (il y a une petite partie de l’épreuve d’orthographe qui porte dessus).
J’ai lu tout le Bescherelle (allez allez) pour bien comprendre et apprendre comment fonctionne la formation des temps (des règles générales fonctionnent pour la majorité des temps, il reste juste des verbes bizarres mais pas si nombreux que ça).
Et de manière générale, dès qu’en prenant des notes en cours ou en écrivant quoi que ce soit et qu’un doute surgissait quant à l’orthographe / la grammaire / la conjugaison, je faisais des recherches dessus pour évacuer le doute et connaître la règle.

Commentaire
Je n’ai pas vraiment préparé le commentaire, j’ai juste lu quelques ouvrages de vulgarisation (en sociologie par exemple), quelques jours avant le concours ; c’était de la lecture détente et intéressante à la fois. J’ai aussi lu les annales des années précédentes pour me faire une idée de ce sur quoi on pouvait tomber. Je suis partie du principe que ça n’était pas tellement des connaissances qui seraient évaluées mais notre esprit critique, nos qualités de rédaction (soignez l’orthographe 😗) et notre culture personnelle.

J’ai une manière plutôt solitaire de travailler et d’apprendre, je sais que c’est comme ça que je fonctionne, donc je n’ai pas travaillé en groupe du début à la fin de ma préparation ; cependant, je trouve important de ne pas rester seul tout ce temps et de beaucoup parler (avec vos amis et/ou votre famille) ! Parlez de vos dernières découvertes en culture générale, parlez de vos angoisses pour vous en libérer, parlez avec d’autres candidats pour vous rassurer et partager vos méthodes…

Faites des pauses, aérez-vous et détendez-vous, trouvez des méthodes et des conditions de travail qui vous correspondent pour prendre du plaisir à apprendre. Et croyez en vous ! 😚

Cyrielle, 20 ans, PRÉPA PRIVÉE 

Salut ! Je m’appelle Cyrielle Chabanne, j’ai 19 ans et viens de Saint Just la Pendue, près de Roanne, ou pour les plus perplexes, ville à 1h30 de Lyon.
J’ai passé il y a 2 ans mon bac littéraire (spé musique) puis ai enchaîné sur une année de Prépa à Cesame à Lyon. Si j’ai bien une chose à vous dire pour commencer, c’est de ne jamais perdre ESPOIR : avant le résultat oh combien miraculeux de Strasbourg j’ai reçu 7 résultats négatifs sans jamais l’ombre d’une petite réussite (je n’étais jamais pré sélectionnée, jamais corrigée…) et ça fait mal, très mal. Je n’y croyais plus et devenais folle en pensant à tous mes efforts qui semblaient ne servir à rien. J’avais l’impression d’être dans une boucle vicieuse : travail, échec, travail, échec, travail, échec et rien ni personne ne pouvait me convaincre qu’il était possible que j’en échappe. (Ce qu’on peut être négatif et borné à en mourir dans ces moments-là…!)
Côté travail j’avais ma méthode : je me faisais des petites fiches sur absolument tout et sous forme de cartes de jeu : ainsi je pouvais tout me réciter à moi-même (pratique !) Exemple : nom d’un auteur classique d’un côté et au dos ses œuvres les plus importantes, prix littéraire… Ou mot de vocabulaire et de l’autre côté genre et définition… Enfin bref ça m’avait demandé beaucoup de temps mais pour réviser par la suite ce fut très pratique ! Autant vous dire que ma méthode ne pouvait me permettre de réussir les premiers concours qui tombaient : je n’avais pas eu suffisamment de temps pour tout assimiler. En revanche à partir du mois de mars j’étais au top du top car j’avais toutes les cartes en main (c’est le cas de le dire !) Oui, c’est vrai, au début on pense que c’est la catastrophe de louper les premiers concours mais n’oubliez pas que certains se déroulent jusqu’au mois de juin ! On en revient à ce que je disais au début : ESPOIR, ne jamais rien lâcher !
Après niveau temps de travail, je travaillais absolument tous les jours. Mais attention, travailler tous les jours ne signifie pas travailler toute la journée ni même sacrifier sa nuit. Je me prévoyais à chaque fois des pauses conséquentes : par exemple le weekend je n’hésitais pas à m’arrêter de travailler 3heures lors de la coupure du midi. Une journée type de semaine : cours, repas, cours (ou révisions) jusqu’à 18h, et là la jubilation de la journée : douche associée à un petit show musical qui devait ravir mes voisins (pas de me voir sous la douche hein vous avez bien compris…, bref je m’égare…) C’était THE moment décompression indispensable (et n’écoutez pas ceux qui vous disent d’afficher des cours sous la douche, faites vous plutôt accompagner par les paroles de Sous le vent de notre très chère Céline, elle est de meilleure compagnie que les verbes défectifs). Puis je mangeais (à l’heure de la maison de retraite, oui oui). Je me remettais à bosser jusque 21h/22h grand max car rien de plus important que le sommeil pour enregistrer ce que vous venez d’apprendre. Certes vous rêverez que l’on vous torture sur une chaise pour apprendre votre liste de vocabulaire (c’est une anecdote véridique) mais au moins cela signifiera que vous dormez et que vous pourrez de nouveau apprendre à tête reposée le lendemain.
Enfin, côté vie, j’avais la chance d’habiter à 3 minutes à pied de ma prpa et d’avoir du soutien quand je rentrais : je vivais avec mon copain et il m’a vraiment permis de tenir le coup. Les week-ends je rentrais chez mes parents, et même s’il y avait du trajet à faire, j’avais besoin d’être bichonnée par ma petite maman 😍 Sinon, côté soirée j’ai fait des concessions : max minuit sauf pour le nouvel an. Je compensais cette frustration en soirées crêpes et soirées raclette (ce qui revenait probablement au même pour mon estomac… RIP)
Enfin bref, j’ai tenu comme ça jusqu’au concours de Strasbourg. Sortie de l’épreuve de qcm : première fois que j’étais optimiste sur ce que je venais de faire ! (alors que mon point faible était la culture G) Puis sortie de la rédaction : très, très déçue (alors que c’était censé être mon point fort). Jour des premiers résultats : j’ai su que j’étais corrigée et mon hypersensibilité a parlé. J’ai fondu en larme et ai ouvert une bouteille de champagne. Un peu excessif comme réaction me direz-vous ? Sûrement mais tout prétexte est bon pour faire la fête et encore plus celui-ci ! Puis 2ème résultat : je vais à l’oral ! Vous ne pensez sûrement pas encore à l’oral et c’est normal, chaque chose en son temps. Mais pour ma part, l’oral s’est vraiment très bien passé : j’ai fait de mon stress une détermination et suis sortie en me disant que de toute façon je n’aurais pas pu faire mieux. Le jury Strasbourg est sympa : les résultats étaient le lendemain et ce en quoi je ne croyais plus du tout se réalisa !
CROYEZ EN VOUS ! Je vous Kiss et courage !

Lucile, 27 ans, SEULE

Je suis Lucile, 27 ans, originaire du Mans, en reconversion professionnelle après un cursus en lettres (M1) spécialisé dans l’édition (M2). Après une période de chômage où je recherchais un CDD dans l’édition, j’ai décidé de me réorienter et de tenter le concours d’orthophonie de Nantes en décembre, que je n’ai pas eu. Mais qui m’a donné l’énergie de travailler bien plus pour les autres : Toulouse, Caen et Strasbourg, que j’ai eu, le seul, mais il ne suffit que d’un ! Je n’ai pas fait de prépa, je travaillais seule chez moi ou à la BU. Ma base de travail était les annales, celles que j’avais demandées par les associations des écoles d’orthophonie de Nantes et Strasbourg, celles des bouquins Vuibert, Dunot et Masson, et enfin celles présentes sur le site QCM plus (une pépite). A partir des annales, je développais des thèmes qui m’intéressaient en culture gé en allant moi-même chercher des infos sur internet. Pour le français même chose, je me suis replongée dans la conjugaison et la grammaire, en notant sur des post-it les règles et exceptions à connaître (le mur de ma chambre en était recouvert). Pour l’orthographe, je me suis concentrée sur les paronymes, homonymes, expressions et proverbes, et les pièges récurrents et orthographes atypiques surtout.
– QCM Culture Générale : on a beaucoup de temps, trop même… alors on se relit plusieurs fois et on modifie des réponses, que l’on aurait pas dû ! Prenez votre temps, et fiez vous à votre première impression !
– Orthographe : Le temps s’écoule beaucoup plus vite déjà, soyez méthodique en surlignant les fautes pour ne les corriger qu’ensuite directement sur la copie. Je vous conseille de relire 2 fois chaque phrase car les fautes à corriger ne sont pas compliquées en soi, en revanche elles peuvent passer inaperçues, il s’agit très souvent d’accents circonflexes inutiles, de fautes d’orthographe assez basiques ou de fautes d’accord.
– Dissertation : Là encore, le temps passe vite, rédigez votre plan détaillé, l’intro et la conclusion seulement au brouillon, mais le développement directement sur la copie.
A mon avis, il y a 3 éléments essentiels pour réussir la dissert :
– qu’elle soit structurée (intro avec accroche, énonciation de la problématique et du plan, développement en 3 parties, conclusion avec ouverture)
– qu’elle soit terminée (c’est bête mais ça prouve que vous avez su gérer votre temps, et arriver au bout d’un raisonnement)
– qu’elle soit personnelle (apportez des exemples de votre culture personnelle, sans vouloir lier à tout prix le sujet à l’orthophonie. Perso j’ai parlé de Grand Corps Malade, Jean Dominique Bauby et Ray Charles, et j’ai eu une super note !)