Promo 2017 – 2022 (1A)

Témoignages de l’épreuve orale (d’ailleurs un petit changement pour 2018 : il n’y a plus d’entretien avec le/la psychologue)

 

Clara B.

Quand est arrivé le jour de l’oral du concours j’étais excitée et anxieuse à la fois car je n’en avais encore jamais fait l’expérience. J’ai commencé en tout début de matinée avec l’entretien auprès du jury. D’abord il nous avait été donné un corpus avec 3 textes dont un devait être commenté (au choix). Même si ça vous parait stressant, cette petite partie n’est, je pense, qu’une formalité. L’objectif est sûrement de voir si vous pouvez argumenter ou tout simplement d’apprécier votre capacité à contrôler votre stress. Si vous n’avez plus rien à dire (mais que cela vous parait insuffisant), ne cherchez pas à combler pour parler dans le vide, tenir des propos sans intérêt n’est intéressant ni pour vous ni pour le jury car ce qu’il cherche avant tout, c’est de vous connaître ! Quand vient ce moment, vous pouvez vous lâcher ! Pour ma part j’ai adoré échanger avec eux et il y a même eu des petits moments de rigolade. Soyez-vous, soyez vrais et n’en ayez pas peur. Le CF de Strasbourg ne cherche pas des clones qui rentrent dans le moule mais de vraies personnalités, avec leur humour, leurs passions, leur sensibilité. Notre classe de 1ère année est hétéroclite : musiciens, chanteurs, prodige du dessin, acrobate qui fait du parkour à ses heures, cuistos, fêtard.e.s (bon ça pas sûr que ce soit pertinent de trop l’étaler), polyglotte/yogaman, etc., en ajoutant qu’on y compte 5 personnes en reconversion. C’est une richesse alors soyez fier.e.s d’apporter votre pierre à l’édifice.

Je veux juste ajouter que si le jury vous a semblé froid, ou pire, qu’il vous a coupé avant que vous n’ayez eu le temps de dire une chose qui comptait pour vous, pas de panique ! Bon nombre de personnes de la classe ont eu une impression catastrophique (au moins) en ressortant de cet oral et pourtant… (Vous connaissez la suite)

L’oral de groupe est une source de stress pour beaucoup de monde mais là encore, avec du recul, on se rend compte qu’il n’y a pas lieu que ce le soit. L’enjeu est de savoir comment vous vous comportez avec les autres et si vous pouvez apporter quelque chose à la discussion. Si vous pensez avoir peu de choses à dire qui vous paraissent pertinentes, vous pouvez toujours réguler la discussion en reformulant, en étant attenti(f/ve) aux autres et en donnant la parole : vous occuperez de toute façon une bonne position.

Cette journée passe très vite et c’est pour moi un agréable souvenir, c’est aussi tout ce que je vous souhaite ! 🙂

La veille, si vous en avez l’occasion c’est vraiment sympa d’aller au repas pré-oral : rencontrer d’autres personnes dans la même situation que vous et discuter avec des strasbourgeois.es en école, cela fait du bien pour la motivation et pour le manque de confiance en soi ! (« C’est bon pour le moral !»)

J’ai très hâte de vous rencontrer ! 😀

 

Célia

Mon admissibilité à Strasbourg a été une surprise, mais aussi une grande joie étant donné que je vis ici depuis plusieurs années et que ça m’arrangeait plutôt très bien d’y rester ! J’ai donc eu l’avantage de dormir dans mon appartement à 15min à pied de la fac de médecine, pas de dépaysement ni de stress de trains ou autres, c’est déjà ça ! J’étais convoquée à 7h30 pour l’oral individuel (ça pique d’être en début d’alphabet). Bizarrement, j’étais pas si angoissée que ça. J’avais passé auparavant l’oral de Lyon à deux reprises, rien à faire, ça ne fonctionnait pas, et avec le recul, je crois que cette fois pour l’oral de Strasbourg je me sentais sereine face à cet « exercice » et je sentais que j’avais les réponses en moi. Cette capacité à me détacher du caractère à la fois formel et stressant (puisque la finalité reste de nous classer..) a grandement joué en ma faveur pour arrivée détendue je pense. De plus, tout le monde vous le répétera, mais c’est vrai : à l’oral de Strasbourg ils cherchent vraiment à vous connaître et s’intéressent à vous.

Trois textes nous ont donc été distribués, j’ai choisi le mien en à peu près 5 secondes étant donné que Rousseau de bon matin non merci, et le dernier texte était une espèce de poésie qui me semblait trop technique. J’ai tout simplement adoré le texte que j’ai choisi, on est d’ailleurs nombreux à l’avoir pris. J’avais vaguement travaillé un brouillon mais c’était plus pour me rappeler des points dont je voulais absolument parler qu’un réel plan solide et scolaire. Honnêtement, faites au feeling ! C’est le moment de montrer qui vous êtes. Une fois appelée par un membre du jury (j’ai appris plus tard que je suis passée devant le directeur de l’école, heureusement que je le savais pas à ce moment-là !!), bonjour, carte d’identité et puis je m’installe. J’étais la toute première de la journée pour ce jury et ça m’a beaucoup rassurée de ne passer après personne, je me disais que j’avais moins de chances de les ennuyer. J’ai donc parlé du texte, explication, interprétation personnelle, ce qu’il m’évoquait et pourquoi il me parlait particulièrement. Le jury me laissait parler librement, ne m’a pas coupée, et j’ai alors moi-même fait le lien avec l’orthophonie à partir du texte. Je me souviens que pendant la première minute pendant laquelle je parlais j’avais la voix un peu tremblotante mais finalement le stress a quasiment disparu et m’a permis d’avoir les idées claires. Ne stressez pas et faites-vous plaisir (oui je sais j’ai dit la même chose pour le commentaire des écrits, mais c’est vrai !). Après je crois que j’ai été chanceuse car le jury n’a pas joué au jeu du “je fais semblant de pas t’écouter parce que tu m’ennuies” mais dans tous les cas si ça vous arrive, n’y faites pas attention.
Une fois arrivée au bout de ce dont je voulais parler, ils m’ont posé des questions sur mon parcours, mes motivations. C’était une réelle discussion d’adulte à adulte j’ai trouvé, pas de questions pièges. Pensez à sourire, ayez une attitude ouverte, soyez vous-mêmes. Enfin cet entretien s’est terminé avec la question « qu’avez-vous pensé de cet entretien ? ». J’ai dit que j’étais plutôt contente parce que je n’avais pas perdu mes moyens à cause de mon stress – ce qui était arrivé à Lyon – et que je m’étais sentie écoutée, donc contente là-aussi. Et voilà c’était terminé, c’est passé hyper vite ! J’ai eu 16/20.

Concernant l’oral de groupe, j’ai moins apprécié l’exercice haha. Avec mon groupe on s’était arrangé pour se retrouver avant, le temps de discuter une première fois ensemble et de tenter de retenir les prénoms, car on savait qu’on se sentirait plus en confiance et que ce serait plus facile d’échanger. Le sujet était une phrase de François Dolto sur le langage. Je crois que j’ai parlé 3 fois, en tout cas pas +, et seulement sur la première moitié du temps. Après ça devenait plus difficile je trouve d’intervenir car tout le monde avait beaucoup de connaissances sur le sujet et j’avais rien de nouveau à dire qui fasse avancer la discussion plus qu’elle ne l’était déjà. Du coup je vous conseillerais ça, de parler au début pour vous libérer du stress du « vite vite faut que je prenne la parole, faut que je case un truc » et après, si vous n’avez plus rien à dire, gardez le sourire, montrez votre intérêt pour la discussion et acquiescez de la tête pour montrer que vous êtes encore réveillés (non je rigole, mais je m’étais un peu ennuyée pendant cet exercice que j’avais trouvé forcément un peu artificiel). Cela dit, si on oublie qu’on est observé, ça ressemble quand même beaucoup à une discussion entre potes, c’est juste que là on reste civilisés et on ne coupe pas la parole ;). Voilà, finalement j’ai eu 14/20, si vous respectez les conseils de base il n’y a à mon sens vraiment pas de raisons de s’inquiéter pour l’oral de groupe, donc on s’exprime au minimum 2 fois, on essaye de faire avancer le débat, c’est toujours bien de rebondir sur ce qui a été dit pour montrer que vous prenez en compte les avis précédents, on garde une attitude ouverte (posture, sourire, regard..) et on ne coupe pas la parole. Voilà ! 24h plus tard j’apprenais que j’étais admise sur liste principale, et les vacances pouvaient commencer ! Bon courage 🙂

 

Lucile Q.

29 ans. Toulouse. Master 2 en Ecologie puis chargée de mission environnement pendant 3 ans.

1 an de classe de prépa à l’institut Limayrac, Toulouse

Cette formation prépare à tous les concours, ce qui permet de voir dans quelles épreuves nous correspondent, et de choisir les villes qu’on a le plus de chances de réussir. Une préparation à l’oral est aussi proposée.

J’ai commencé à travailler quelques semaines avant ma rentrée en prépa, pour revoir les règles basiques de conjugaison et de mathématiques. Comme j’ai terminé ma première formation 3 ans avant le début de la prépa, j’étais un peu rouillée! Puis j’ai travaillé régulièrement en relisant les cours le soir-même si possible.

J’ai d’abord sélectionné les villes que je voulais préparer sur un critère géographique et de préférence (certaines villes ne m’attiraient pas du tout et je n’avais pas envie d’y passer 5 ans), puis en fonction des résultats que j’avais en faisant les annales de chaque ville.

Le stress et la fatigue ont été les aspects les plus difficiles à gérer pendant mon année de préparation au concours. Heureusement que l’ambiance était bonne dans ma classe, et qu’il y avait beaucoup d’entraide et d’encouragements entre nous!

Finalement, j’ai été admise sur liste principale  à Poitiers (mon bac+5 en biologie m’a beaucoup aidé), et sur liste complémentaire à Strasbourg. C’est assez étonnant, car j’ai commencé à travailler le commentaire 2 semaines avant l’écrit de Strasbourg. Je pense que le côté imaginatif du commentaire me correspondait bien.

J’ai préparé l’oral longtemps à l’avance, en lisant des bouquins sur le métier d’orthophoniste, en discutant avec des orthophonistes et en consultant des sites web. J’ai noté mes motivations à l’écrit et je me suis entraînée à les présenter à l’oral. J’ai envisagé les questions que le jury pourrait me poser. Evidemment ce n’est pas celles que j’ai eu aux oraux, mais ça permet d’élargir son argumentation et de se remettre en question.

Voiloup, j’espère que ça vous a plu,

 

Hélène

L’oral a été une grosse épreuve pour moi, étant une grande timide ! Le fait de passer en 3 fois m’a quand même beaucoup aidé. Pour m’entraîner, j’ai passer des exemples d’entretiens d’embauche avec des recruteurs que je connaissais : ils sont très déstabilisants, ce qui permet d’avoir réponse à tout et d’être plus serein. Mes camarades et mes professeurs de prépa ont aussi constitué un jury, en s’appuyant sur les livres de préparation à l’oral et en alternant les exercices possibles. Le commentaire de texte me faisait un peu peur, mais c’est plus un support pour mieux connaître le candidat et sa manière de penser, d’analyser.

Je suis sortie mitigée de l’oral individuel, mais j’ai été honnête sur tout l’entretien et je n’avais pas préparé de texte tout fait pour ma présentation.

Pour l’oral de groupe, ça a été une expérience très intéressante : on sait qu’on est écouté et noté, mais le débat avec d’autres candidats calme un peu le stress.

Je suis ressortie avec espoir de cet oral car j’avais tout donné et j’étais restée le plus naturel possible !

Il faut rester confiant jusqu’au bout 😉 !

Margot

Je m’appelle Margot, j’ai 20 ans et après un bac littéraire j’ai fait un an de prépa ortho avant de me retrouver à Strasbourg !

Lorsque j’ai appris que j’avais eu l’écrit de Strasbourg et que j’allais donc pouvoir passer l’oral, j’ai été à la fois très euphorique et très effrayée. C’était le premier oral que je décrochais, et donc ma seule chance d’entrer cette année dans une école ! Je ne savais pas vraiment comment me préparer : étant donné que je ne pensais pas en arriver là en une année je n’avais jusqu’alors pas du tout l’oral en tête. En me renseignant sur les spécificités de l’oral de Strasbourg j’ai découvert qu’il se déroulait en trois étapes : un oral individuel, un entretien avec un psychologue et un oral de groupe. J’étais plus ou moins préparée au premier exercice car dès le début de l’année, en prépa, les professeurs nous faisaient passer des entraînements aux oraux. J’avais donc un plan de présentation à peu près construit en tête : qui je suis, mes centres d’intérêt, quel est mon parcours, pourquoi l’orthophonie… J’avais déjà réfléchi à toutes ces questions. La seule nouveauté pour moi a été le commentaire de texte oral. Une de mes professeures m’y a donc entraîné. Pour cette épreuve, je pense qu’il faut vraiment montrer ce que le texte nous inspire et ne pas se contenter d’une analyse trop littéraire ou scientifique. A mon avis le jury attend des candidats qu’ils discutent le texte, qu’il en donne son point de vue. Pour la rencontre avec le psychologue, je n’ai rien préparé de spécial. Je pense même n’y avoir pas vraiment réfléchi. Le dernier oral me posais plus de problème. J’avais fait un entraînement d’oral de groupe en prépa et il s’était plutôt mal passé : impossible pour moi d’arriver à m’imposer. La parole fusait trop et à peine une personne avait fini de parler qu’une autre commençait ! Je suis très peu intervenue dans ce débat et une de mes grosses craintes a été de reproduire ça le jour J ! J’avais aussi peur que le sujet ne m’inspire pas, et donc de ne rien trouver à dire. Pour ça, j’ai acheté un livre qui traitait de différents débats de société (il préparait aux concours des métiers du social). Je me renseignais donc grâce à ce livre et sur internet sur les différents sujets qui pouvaient faire débat (euthanasie, port du voile, majorité à 18 ans…), et sur les arguments pour et contre.

La veille de mon départ, je crois que je n’ai jamais été aussi stressée de toute ma vie ! Heureusement, dès mon arrivée, j’ai été accueillie par les premières années qui ont réussi à me faire un peu décompresser (même si ma seule obsession pendant le repas pré-oral était de trouver les personnes qui seraient avec moi à l’oral de groupe du lendemain!). J’ai dormi chez Elisabeth, une première année (à l’époque) qui m’a vraiment mais vraiment fait relativiser sur mon stress, le concours, les oraux, la vie… ! Je pense que dormir chez l’étudiant la veille d’un concours aide vraiment à se détendre mais aussi peut-être à se projeter dans cette nouvelle vie d’étudiant en orthophonie, et donc de positiver, et d’obtenir le concours ! Ce raccourci peut paraître un peu rapide, mais j’ai appris par la suite que j’avais eu l’écrit de Nice, seule ville avec Strasbourg où j’ai dormi chez une étudiante la veille… Coïncidence ? Je ne pense pas… Cela permet aussi d’avoir des conseils. J’ai par exemple appris que l’école de Strasbourg aimait que l’on soit naturel et francs pour les oraux. Ça m’a bien détendu car j’ai donc décidé de ne pas cacher le fait que j’avais fait un stage en cabinet d’orthophonie, ce que je n’aurais peut-être pas dit pour d’autres écoles…

Le grand jour est arrivé. Je me suis rendue à l’épreuve très tôt et j’ai attendu qu’on m’appelle pour mon premier oral : l’entretien individuel. On m’a conduite dans une salle avec d’autres candidats qui étaient en train de préparer leurs commentaires de texte. On avait le choix entre trois textes : une poésie, un texte un peu plus politique et une fable. J’ai choisi cette dernière car je ne me sentais à l’aise dans aucun des deux autres domaines. Le choix a été vite fait et j’ai pu me concentrer sur ce que j’allais en dire. Une fois le temps de préparation écoulé, une femme est venue me chercher pour m’emmener sur le lieu de l’oral. En montant les escaliers elle m’a demandé si j’allais bien. Je lui ai répondu que j’étais un peu stressée (alors que je l’étais complètement) car c’était mon premier et seul oral. Je suis entrée dans la salle et j’ai salué les deux autres membres du jury. Ça peut paraître évident mais avec le stress on n’y pense pas forcément et ça donne tout de suite mauvaise impression. Je me suis installée et on m’a demandé de commencer par le commentaire de texte. J’ai expliqué ce que j’en avais compris et j’ai dit ce à quoi ça m’avais fait pensé. J’ai dit ce que m’avait évoqué le texte en essayant d’être le plus sincère possible. J’ai aussi relevé quelques citations pour appuyer mes propos. Lorsque j’ai eu fini mon analyse, le jury a dit qu’il n’avait rien à ajouter et m’a demandé de me présenter. Je ne me suis pas contenté de donner mon nom et mon âge. J’ai vraiment enchaîné sur tout ce que j’avais à dire. Je ne sais pas si c’était une bonne chose à faire ou pas mais j’avais peur que le jury ne me pose pas les questions que j’attendais, et donc de ne pas pouvoir dire qui j’étais et donner mes motivations. Il ne m’a posé que quelques questions. Qu’est-ce que je faisais si je n’avais aucun concours cette année ? En prépa on m’avait dit de répondre « j’aurais un concours cette année ». Mais je ne me sentais pas du tout à l’aise avec ce genre de réponse qui sonnait vraiment faux chez moi. J’ai donc dit que je retenterai une prépa jusqu’à obtenir une place dans une école parce qu’orthophoniste était vraiment le métier que je voulais faire. Qu’est-ce que je lisais en ce moment ? J’ai cité le nom de mon livre en cours en disant ce que j’en pensais et j’ai parlé aussi de mes lectures antérieures, pour montrer que j’aimais vraiment lire et que je n’inventais pas. A la fin, on m’a posé une question à laquelle je n’étais absolument pas préparée et qui m’a un peu décontenancée : qu’avez-vous pensé de votre prestation ? J’ai répondu que je pensais que mon analyse de texte n’avais pas été trop mauvaise mais que j’aurais pu en développer certains point, et que j’avais essayé d’avoir été le plus sincère possible dans ma présentation et espérais les avoir convaincus. Je pense qu’à ce type de question il faut savoir rester humble sans pour autant se dévaloriser complètement, ce qui n’est pas facile… Je n’ai pas parlé du jury : ils étaient trois et on voyait clairement qu’ils s’étaient donné des rôles. La femme qui m’a conduite jusqu’à la salle me regardait tout le temps en souriant. Une deuxième était un peu plus froide et posais des questions plus pointilleuses. Le troisième membre du jury a regardé par la fenêtre tout le long de l’oral et ne m’a jamais adressé la parole. J’ai essayé de regarder tout le monde à part égale quand même.

Le deuxième oral était l’entretien avec le psychologue. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai finalement presque passé un bon moment ! J’ai répondu à des questions sur moi, sur pourquoi l’orthophonie, ma famille, ce que j’aimais faire… On a fini par aborder le sujet de la lecture, et mon livre en cours était l’un des préféré de la personne qui m’interrogeais ! A partir de ce moment-là, il a presque plus parlé que moi de l’auteur et de ces autres œuvres ! Je dois dire que ça m’a bien arrangée !

Le troisième oral est arrivé, celui que je redoutais le plus, l’oral de groupe. J’ai été soulagée de voir que comme les résultats de Paris venaient de tomber, de nombreuses personnes ne s’étaient pas présentées à l’oral de Strasbourg. Au lieu d’être dix à passer cette épreuve, nous n’étions donc plus que six ou sept. Un des deux jurys nous a demandé d’écrire nos noms sur une feuille et de la placer devant nous pour qu’elles sachent qui prenait la parole quand. Puis le sujet du débat est tombé : faut-il légaliser le cannabis ? Nous avons eu un temps pour rassembler nos idées et prendre des notes sur le sujet. Une fois ce temps terminé, on nous a dit « vous pouvez commencer ». Nous nous sommes alors toutes regardées avec un sourire gêné : qui allait introduire le débat ? Une candidate à fini par se lancer et nous avons alors instinctivement parlé à tour de rôle une par une, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Puis le débat a commencé à être un peu plus vivant, on rebondissait sur ce que les autres disait, on se contredisait, on donnait nos avis… Malgré mes craintes, chacune réussissait vraiment à dire ce qu’elle voulait au moment où elle le voulait. A la fin, on a dû écrire sur une feuille ce qu’on a pensé de cet oral.

La journée s’est terminée sans que je ne sache trop quoi en penser. Je ne suis ressortie ni complètement catastrophée ni vraiment positive. J’ai retrouvé Elisabeth qui m’a payé une glace et fait visiter Strasbourg (encore un avantage de dormir chez l’étudiant!), avant de reprendre mon train pour Caen.

Les résultats sont tombés le lendemain, particularité appréciable de Strasbourg qui ne fait pas attendre les candidats des semaines dans l’angoisse. C’est Elisabeth qui m’a envoyé un message pour me dire que j’étais prise ! Je n’y croyais pas et j’ai pleuré de joie ! Comme quoi il en suffit vraiment d’un seul !

Elise

Coucou les FUTURS ORTHOPHONISTES du love 💚 c’est Lison ! voici mon témoignage pour l’oral !

je pense que vous avez vu/lu/entendu beaucoup beaucoup de détails sur l’oral, sur les textes proposés, sur les questions… etc. donc je vais vous donner le principal, mais surtout j’ai envie de vous donner plein plein plein de courage pour la suite des épreuves !

J’ai commencé le matin par l’entretien avec la psychiatre. C’est simplement pour savoir s’il y a un GROS problème mais ça ne me paraît pas vraiment décisif… Pourquoi l’orthophonie ? (Brièvement) est ce que des membres de votre famille travaille dans le paramédical ? Avez-vous des frères et soeurs ? D’où vous venez ? Comment êtes vous dans la vie de tous les jours ? Pourquoi ne pas être psychologue (car j’ai fait une année de Licence de psycho…) ? Ça a duré dix minutes, la psychiatre était très sympathique !
Ensuite vient l’entretien de motivation :
C’est un commentaire à préparer sur un texte à choisir entre trois textes (un texte de Rousseau, un “le sage et le professeur” de Julios Beaucarne et un sur un zébu qui “zézaie” avec des phrases compliquées à dire “ton thé t’a-t-il ôté ta toux…”)
Après un membre du jury nous emmène dans la salle, le jury était composé de trois femmes : une des jury très sympa très souriante, une jury qui joue le rôle de la pas très cool, et l’autre jury qui s’en moque et qui regarde son téléphone.
Les questions étaient : Présentez-nous le commentaire (dès la première phrase elle a cherché à me piéger sur un mot fort que j’avais utilisé “le formatage” mais j’ai pu ensuite continué mon commentaire, elle m’a coupée une ou deux fois grand max pour des questions).
Ensuite étant donné que j’avais beaucoup rapproché le texte à l’orthophonie, on est parti sur le côté psychologique de l’orthophonie (parce que le texte parlait d’un homme qui apprenait beaucoup mais qui utilisait sa connaissance juste pour la montrer au sage mais n’écoutait pas les autres) et donc de mon année de psychologie l’année dernière.
Ensuite quelques questions qui retombent assez souvent : si vous ne réussissez pas, que faites-vous ? Quels sont vos loisirs en dehors de l’orthophonie ? Pourquoi l’orthophonie ? Quel est le dernier film que vous avez vu ? Pouvez vous vous évaluer sur votre oral ? Qu’est ce que vous pourriez rajouter ? L’oral a duré 25 minutes. NE JAMAIS SE LAISSER DÉSTABILISER PAR LE JURY, CONTINUEZ QUOI QU’IL ARRIVE A DONNER LE MEILLEUR DE VOUS-MÊME ! VOUS ÊTES DES WARRIORS ! 😎💪👌💞💥💫👑🎓🐯🌏🌟🎉🎈🎇🎆🎊🔥🌈
Ensuite l’oral de groupe (10 candidat.e.s) : est-on du genre féminin ou masculin par nature ? Nous avions 10 minutes de préparation et 30 minutes de parole.
C’était très sympa on s’est toutes écoutées on a beaucoup échangé, pas trop de stress, juste beaucoup de politesse (c’était même assez rigolo)

En fait, tout ça vous avez dû beaucoup l’entendre, donc je n’approfondis pas plus que ça mais le plus important c’est qu’il faut que vous restiez vous-mêmes. vous êtes bourré.e.s de talent, montrez-le, quel qu’il soit ! n’abandonnez surtout pas, et croyez en vous !
je suis arrivée 13ème sur liste d’attente, donc je ne savais ABSOLUMENT pas quoi penser de la suite, comment dire que mon mois de juillet était interminable… mais comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir ! surtout que j’étais 78ème sur les 80 personnes prises pour passer l’oral donc…

Je n’avais absolument rien dormi de la nuit, je me suis angoissée comme jaja, AUCUN INTÉRÊT ! plus facile à dire qu’à faire mais, sérieusement, allez-y en vous disant que vous allez discuter avec des personnes qui veulent juste essayer de vous connaître au mieux en un minimum de temps. parfois, les rôles joués peuvent déstabiliser mais comme on a dû vous le répéter des tonnes de fois, ce n’est qu’un jeu de rôles (même si c’est agaçant).

alors DONNEZ TOUT, CROYEZ EN VOUS, VOUS ALLEZ ETRE ORTHOPHONISTES (best métier ever évidemment) !
des bisous à tous.tes, hâte de vous rencontrer ! 💙💙💙💙💙💙💙💙💙💙💙💙💙

Maria

Salut salut !! Moi c’est Maria, j’ai 22 ans et je vais vous parler de l’oral de Strasbourg.
J’apprends que je suis admissible à l’oral en plein milieu d’un centre commercial, et je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps .. Je n’y crois pas, c’est le seul oral que j’obtiens, après avoir passé 10 concours.. Beaucoup d’émotions, mais il faut s’en remettre rapidement, l’oral a lieu 2 semaines après. Entraînement aux oraux, Strasbourg est un oral où l’humain prime avant le reste : le jury veut savoir qui vous êtes et pourquoi vous avez choisi cette voix, donc aux oubliettes les rétentions et autres exercices psycho-techniques (et honnêtement ça fait du bien !!).

J’arrive à Strasbourg la veille de l’oral, je suis hébergée chez une étudiante de l’école, nous discutons de la ville, de l’école. Il fait un soleil radieux, et l’accueil de l’étudiante est chaleureux, je me sens bien, à ma place. Le soir, nous nous rendons au repas pré-oral, où nous retrouvons des étudiantes de l’école ainsi que d’autres candidats. Ce repas est l’occasion d’échanger avec chacun, c’est agréable et convivial.
Arrive le jour J. Je commence par l’oral de groupe. Cet oral se passe avec un groupe d’une dizaine de candidats, et 2 psychologues nous encadrent et observent la discussion. Les sujets sont souvent polémiques, il faut donc réussir à ne pas être virulent (c’était mon défaut quand je préparais cet oral, j’avais tendance à trop m’engager aha) et à apporter au débat. Le but de cet oral n’est pas vraiment ce qui est dit en soit (même si les idées données sont retenues et analysées) mais c’est surtout de voir quelle place vous prenez dans un groupe, si vous être renfermé.e ou trop extraverti.e. Je n’étais pas très à l’aise à cet oral, que je trouvais très superficiel. Mais bon, il s’est bien passé dans l’ensemble, et a permis aussi de faire connaissance avec les candidats du groupe.
Le deuxième oral (qui cette année n’existe plus) et un oral avec une psychiatre. Cet oral n’est pas noté, mais il permet de faire le point pour voir si tout va bien (en gros si vous n’êtes pas un psychopathe à la Norman Bates, aha). Bon au bout de 5 minutes la psychiatre s’est bien rendue compte que j’allais bien aha.
Enfin, vient le grand oral, en fin d’après-midi. Il commence par une analyse de textes : on nous propose 3 textes et on doit en analyser un. Contrairement à la majorité des candidats, je me suis lancée dans le commentaire d’un extrait de Rousseau. C’était l’auteur fétiche de mon professeur de français en CPGE et je l’avais beaucoup étudié en philo .. Bref, je me suis dit que Jean-Jacques allait sans doute me porter chance.
Au bout de 30 minutes, un membre du jury vient me chercher pour m’emmener dans la salle où se trouve 3 personnes. Ayant monté des escaliers pour aller dans cette salle et avec le stress, je suis essoufflée et je commence directement mon commentaire de texte. Au bout de mon explication, je suis à bout de souffle, et m’excuse d’avoir du mal à parler, ce qui fait rire le jury. Puis vient le moment des questions, on me demande pourquoi le choix de ce texte, pourquoi l’orthophonie, mon caractère .. Bref des questions sur moi. Je ressors de cet oral ni enjouée ni déçue, je me suis dit simplement que j’avais dit ce que j’avais à dire. J’ai ensuite rejoint une amie qui était venue pour m’accompagner.
Ce qui est bien à Strasbourg, c’est que les résultats tombent le lendemain. Verdict, je suis 2ème sur liste complémentaire. Je suis rappelée 2 semaines après ces résultats, c’est le soulagement, le point final d’un marathon fou : je suis admise à l’école d’orthophonie de Strasbourg.
Les conseils que je pourrai donner seraient de bien réfléchir à pourquoi vous avez choisi ce métier, car avec les concours, on a tendance à oublier la raison pour laquelle on se fait du mal comme ça ! Mais surtout, soyez vous même. Vous n’allez rien rater à parler de vous, vous vous connaissez et c’est ce qui compte ! Croyez en vous, car si vous en êtes là, c’est parce que vous en êtes capables ! Et surtout on ne perd jamais espoir, tout est possible ! Voilà, nous avons hâte de vous accueillir dans notre jolie ville ! Gros bisous à tous et mille courages ! Maria.

Aubin

Mes accrocs de parcours ont le mérite de me permettre d’évoquer deux expériences de l’oral de ce concours. Je l’ai déjà raconté dans un témoignage pour l’écrit mais je le rappelle ici rapidement : j’ai fait un an de prépa qui m’a fait accéder à la liste complémentaire, une année de sciences de l’éducation puis une deuxième pour arriver sur la liste principale. Je me souviens particulièrement du premier entretien, et cela plutôt au travers de mes ressentis que des idées que j’aurais pu avancer. Parce que l’enjeu d’une telle situation où tout semble se débloquer (trop) rapidement, parce que la méconnaissance d’une telle situation de confrontation, parce que la volonté d’en faire des tonnes au lieu de se concentrer sur l’essentiel : tout cela me laisse à penser qu’il vaut mieux essayer de mettre à distance toutes ces idées qui consistent à mythifier ce concours, et se concentrer sur ce qu’on nous demande de faire à ce moment précis. Il me semble qu’on nous évalue sur une performance : argumenter, défendre son point de vue, rebondir à partir d’un autre, s’adapter en somme. C’est en tout cas ce que j’ai su tirer de l’entretien individuel que j’ai complètement raté la première fois.
Deux ans plus tard, j’ai appréhendé cette épreuve d’une manière différente : j’ai cherché à avoir des idées simples qui me venaient à partir du texte, qui étaient cohérentes avec ce que j’en pensais et que j’ai essayé d’organiser un minimum afin d’être clair et que l’on sache où je voulais en venir. J’ai trouvé que cela permettait de me mettre à l’aise, on se crée un petit bout d’environnement sécurisant qui n’est pas de trop. Dans la même idée, prendre le temps de s’installer tranquillement : organiser ses brouillons dans l’ordre, replacer un crayon qui vous perturbe, faire un dernier tour d’horizon pour vérifier que tout est là et qu’il ne reste plus qu’à se lancer, ce sont autant de manières de montrer que l’on est assez à l’aise pour imposer une temporalité pour s’exprimer, pour réfléchir sans se précipiter. Aussi, n’ayez pas peur des silences, ils font partie de la discussion qui s’entame.
Pour préparer cette épreuve, trois choses me paraissent importantes. La première est de préparer ses arguments de motivation, ses propres éléments de langage, être capable de les expliciter en donnant des exemples. La deuxième est valable aussi pour l’oral de groupe : il s’agit de prendre en compte autrui (à savoir le jury ici), c’est-à-dire de savoir entendre ce qu’ils ont à opposer à notre discours, se l’approprier (en le reformulant pourquoi pas) et ainsi préciser notre pensée en la nuançant (ou leur accorder la pertinence du contre-argument sans se démonter). La dernière est de savoir prendre du recul sur ce qu’on fait : on m’avait demandé une sorte d’autocritique à la fin de mon oral, alors j’imagine que ça peut vous arriver ! N’hésitez pas à être honnête, à dire que vous auriez aimé développer davantage telle ou telle idée, ou au contraire que vous avez réussi à parler à peu près de tout ce dont vous aviez envie de parler.
L’oral de groupe, lui, tient à mon avis dans une sorte d’équilibre entre la prise de risque (oser prendre les choses en main, affirmer un point de vue, en critiquer un autre) et la retenue (considérer le discours des autres, leur laisser la parole pour s’exprimer). Et, j’ai pu voir des phénomènes qui revenaient à chaque fois et finissaient par embourber le débat.
D’abord par rapport aux exemples : souvent, faute d’auteurs de référence, des exemples tendent à appuyer notre discours et des contre-exemples viennent s’y opposer assez rapidement. D’ailleurs ils sont souvent pertinents et s’inscrivent dans l’actualité, mais je pense qu’il faut essayer de penser le plus possible en termes de systèmes afin de ne pas opposer des groupes (éducateurs/apprenants par exemple) entre eux, ce qui peut conduire à une forme de jugement ou à de la sur-interprétation.
Puis par rapport aux points de vue réactionnaires/conservateurs : classiquement et en exagérant un peu, cela se traduit par un discours fébrile au changement (cf. questions sur le genre, sur les nouvelles technologies etc.) qui, sur fond de nostalgie, dénonce l’éclatement d’un modèle ancien provoquant inévitablement une fragmentation identitaire et un déclin de la société. Vous avez parfaitement le droit de défendre une telle manière de penser, seulement, dans le cas contraire, ne vous sentez absolument pas obligé.e.s de vous positionner par rapport à cette manière de voir les choses : garder un esprit critique et proposer un discours en dehors de ce cadre me semble essentiel. Il ne faut pas avoir peur d’être engagé.e, car tout le monde l’est.
Enfin, plusieurs thèmes reviennent dans les sujets proposés, alors je me rappelle m’être intéressé aux débats actuels sur les nouvelles technologies, la liberté d’expression, le genre, les inégalités, la cause animal… La presse est plus ou moins votre amie là-dessus.
Je vous souhaite beaucoup de courage ! Ne vous laissez pas déstabiliser, ne lâchez rien, vous êtes capables d’y arriver.

Lisa
Bonjour à tous ! Bravo pour cette admissibilité !! Vous n’êtes plus qu’à quelques pas de la vie strasbourgeoise!! Voilà mon ressenti de l’oral pour vous prouver que tout est encore possible 😉
J’ai commencé par l’oral de groupe, où nous n’étions que 8 sur les 10 convoqués. Nous avons discuté un petit peu avant de rentrer dans la salle et je pense que cela a aidé durant le débat car le sujet nous est apparu flou pour tous (et oui il y avait un garçon :)). Nous devions discuter sur la citation “Le populisme est une réponse, que l’on peut juger mauvaise, aux dysfonctionnements de la démocratie”
Après être partis un petit peu à tâtons, nous avons finalement réussi à amener une réponse commune de manière très agréable et cordiale, tout le monde ayant pris la parole à parts égales. Le tout est de réussir à mener une conversation sereine, même si le fond est bancal.
L’entretien avec la psychologue s’est révélé très serein, agréable, elle m’a posé des questions sur mes loisirs, et après être tombée des nues en apprenant que j’ai passé 17 écrits à 17 ans, nous avons discuté sur la manière dont mes parents et moi avions géré cette année. C’était très rassurant, et ça permet de parler de ses motivations sans se sentir jugé dans un cadre très sérieux.
L’entretien individuel s’est également bien déroulé. L’exercice était de commenter un texte que nous devions choisir entre 3 textes différents.  J’étais face à 3 femmes: l’une au visage fermé qui me fusillait du regard, une qui regardait ses notes en acquiesçant à mes propos de temps à autres, et une qui me regardait avec bienveillance. Je me suis donc appuyée sur elle lorsque mon discours était un peu confus, et sur la “méchante” lorsque j’étais sûre de moi. Cette disposition est faite pour déstabiliser le candidat et pour voir comment il se comporte face à 3 examinateurs diamétralement différents dans leur écoute. J’ai choisi un texte sur un professeur de philosophie venant étaler son savoir à un sage, qui le compare à une tasse qui déborde à laquelle on ne peut rien ajouter, tant il est incapable d’écouter. J’ai réussi à caser 2/3 rapports à l’orthophonie et à mon parcours personnel, mais je n’ai pas souhaité en dire trop de peur d’extrapoler l’explication du texte pour simplement caser une info qui aurait été comme un cheveu sur la soupe.
Viennent ensuite les questions sur moi, qui ont été majoritairement identiques à celles de la psychologue. Lorsqu’elle m’ont demandé si j’avais d’autres admissibilités, je leur ai parlé de Lyon tout en insistant sur ma réelle motivation à intégrer Strasbourg, que je ne connaissais pas avant de venir pour le concours mais qui m’avait vraiment charmé
Seul point un peu plus flou: à la fin, l’une des membres du jury m’a demandé ce que j’avais pensé de l’entretien, si après coup j’aurais voulu faire quelque chose autrement… Et j’ai joué la carte de l’honnêteté en lui disant que non car j’avais trouvé l’échange spontané, que j’avais dit tout ce que je voulais dire, et que modifier quelque chose serait inutile ou superficiel par rapport au naturel dont j’avais réussi à faire preuve jusque là. 😊 Je pense que ça sera plus agréable pour vous et pour ceux qui vous écoutent de rester naturel. Le jury est humain, et on a beau être dans un concours, ils laissent la place aux anecdotes personnelles et à la spontanéité.
Voilà! J’espère que mon looong discours vous aura aidé et/ou remotivé ! On se retrouve à l’oral et j’espère à la rentrée!!

Lucile V.
Pour l’oral de Strasbourg, je crois que le conseil n°1 est d’être vous même devant le jury. Aucune épreuve n’est technique, en revanche il est nécessaire d’avoir pris le temps de mettre à plat ses motivations, de n’en garder qu’un ou deux éléments et les développer, avec des exemples concrets de pathologies qui nous intéresseraient, en lien avec lesquelles on se verrait travailler par exemple.
– Oral de groupe : l’épreuve est assez particulière parce qu’on est tous stressés et que ce n’est pas naturel du tout de discuter sur des sujets politiques (l’an dernier “le populisme”) avec des inconnus tout en étant scrutés du regard par un jury ! Mais respirez et entrez dans le débat en étant ni trop en retrait ni trop envahissant. Ils ne prêtent pas beaucoup attention aux propos tenus je crois mais plutôt à notre place au sein du grpe, à la distribution de la parole, la prise d’initiative (ex prendre des notes pour tt le groupe et les relire en fin de débat), à la politesse et à l’écoute que vous accordez aux autres, au lien pertinent entre chaque prise de parole.
– Oral avec le psychiatre : il s’agit d’une discussion assez agréable avec quelqu’un qui vous questionne sur votre âge, votre ville d’origine, la profession de vos parents, l’activité de vos frères et sœurs, vos loisirs, votre cursus, le nb de concours passés, le choix de Strasbourg, la manière dont vous envisagez les 5 années à venir en Alsace, etc. Rien de stressant, on vérifie simplement, je crois, que vous ayez la tête sur les épaules et les idées claires.
– Oral avec le jury : Cet oral a été assez frustrant pour moi car la majorité du temps a été consacrée au commentaire de texte et peu à l’entretien personnel.
On choisit d’abord un texte qui nous intéresse parmi 2 autres puis on l’étudie rapidement dans une salle voisine avant de le commenter devant le jury. J’ai structuré mon propos en 2 parties, en illustrant à chaque fois mes idées par des citations du texte. J’étais très stressée, je me répétais, je balbutiais, je perdais le fil. J’ai essayé de faire des liens avec l’orthophonie (poème basé sur les jeux de mots) mais je m’embrouillais pas mal. Heureusement, devant moi, le jury était souriant, encourageant. Ensuite il y a eu la -très courte- phase d’entretien sur mes motivations, mon parcours. Elles m’ont surtout interrogée sur ma reconversion, mon cursus dans l’édition et mes expériences dans le milieu du livre, la difficulté du secteur pour trouver un emploi et mon désir de rebondir sur l’orthophonie. La discussion a été courte et je crois que je n’ai eu aucune question sur mes motivations, sur les raisons pour lesquelles j’avais choisi de me réorienter vers l’orthophonie et non la plomberie par exemple ! Mais elles ont dû le lire entre mes lignes puisque j’ai eu une très bonne note finalement. Quand j’ai eu fini, elles m’ont demandé (comme à bcp d’autres je crois), ce que j’avais pensé de ma prestation, je leur ai avoué mon stress et mes balbutiements, les idées claires sur le papier qui ressortaient confuses à l’oral. Elles s’en rendent compte aussi évidemment donc soyez honnêtes et simples !
L’ambiance est très bonne durant cette journée d’oral, grâce aux filles de 2e année qui nous couvrent de sucreries et d’encouragements toujours très bons à prendre !
La soirée pré-oral la veille permet de se détendre en rencontrant quelques candidats, on retrouve des têtes connues le lendemain, lorsqu’on se croise ou lorsqu’on se retrouve ensemble pour l’oral de groupe, ça aide grandement à se sentir à l’aise et en confiance, allez-y si vous pouvez !

Isabelle
Des appréhensions surtout pour l’oral de groupe, car exercice très artificiel où chacun est concentré sur : comment s’exprimer suffisamment, la pertinence des arguments à employer, en même temps que le respect des tours de paroles, l’écoute des autres candidats, pas simple… !
Il me semble que le sujet importe moins que la capacité à être ouvert aux arguments des autres : la qualité des arguments joue mais je pense qu’il ne faut pas forcement défendre son point de vue à toute force si l’argument d’un autre candidat est pertinent et vous fait considérer le sujet sous un nouveau jour : ne pas hésiter à le dire, ça montre votre capacité d’ouverture et d’évolution, les deux arguments peuvent aussi coexister, ne s’excluent pas nécessairement…
Ne pas oublier qu’à la fin on doit rédiger une rapide synthèse de la discussion : rester concentré pour retenir aussi le fil de la conversation…
Oral avec la psychiatre : personne très agréable, met à l’aise, discussion informelle…comme je suis en reconversion avec un fils de 15 ans, elle a surtout cherché à savoir : quel financement pour mes études, ma vie à côté pour ces 5 ans, solution de garde pour mon fils, adhésion et participation attendue de mon mari à mon projet…
Oral de motivation :
Plutôt que relater le déroulement, je vous livre la synthèse de tous les oraux de concours auxquelles j’ai participé :
Le texte n’est qu’un tremplin à un échange destiné à mieux vous connaitre, vous présentez des arguments, ils contre-argument pour tester la pertinence de vos arguments mais surtout voir qui vous êtes, votre vision du monde, ne vous laissez  SURTOUT pas démonter …vous pouvez avoir l’impression que l’entretien s’est mal passé, parce qu’il a été animé, les échanges ont été vifs (pas dans le ton mais dans l’intensité), que l’on a opposé beaucoup d’arguments  aux vôtres, que le jury était « contre » votre point de vue… C’EST SOUVENT FAUX, le jury ne défend pas nécessairement SON point de vue,, il teste le vôtre, c’est différent ! Ne vous fiez pas au comportement non verbal, considérez qu’il teste votre capacité à ne pas vous laisser déstabiliser…
Les meilleurs oraux que j’ai passé sont ceux dont je suis sortie essorée et défaite car l’attitude du jury me donnait à penser que je ne disais que des choses qu’ils ne partageaient pas…
Si on vous pose des questions sur votre parcours, surtout si vous avez fait des choses très différentes de l’objectif de devenir ortho : pas de panique : on a le droit de  se réorienter, la preuve !! Expérimenter des choses pour voir que JUSTEMENT, ça ne nous correspond pas ! ou que vous avez évolué vers ce projet car…cela a construit votre personnalité (insister sur ce que ces expériences vous ont appris : sur la vie, les relations, la maladie, le handicap…sur vous-même) et en quoi CELA FAIT DE VOUS UN BON CANDIDAT !
Donc ne rien lâcher, JUSQU’A LA DERNIÈRE SECONDE : j’ai dit les choses les plus importantes à leur toute dernière question  « avez-vous qq chose à ajouter ?» : alors que j’avais le sentiment d’être vidée, d’avoir tout donné et bien je pense avoir énoncé là les arguments les plus personnels et finalement le plus implorants
RESUME : ON NE LACHE RIEN JUSQU ‘ A LA DERNIERE SECONDE !!!
Bon courage à tous

Louise

Coucou!
Moi c’est Louise, j’ai 21 ans et je viens de Picardie (si si…).
Le message que j’aimerais vous faire passer est un message d’espoir ! Vous allez vite comprendre pourquoi…
Après les résultats de l’écrit, j’étais surexcitée d’avoir une chance d’intégrer l’école de Strasbourg. C’est en effet la ville qui me faisait, et me fait toujours, le plus rêver : un véritable coup de foudre que je vous raconterai en détails à l’occasion (mais si vous y avez passé l’écrit, vous pouvez sûrement voir de quoi je parle).
Bref, surexcitée. Alors forcément, qui dit coup de cœur, qui dit surexcitée, dit pression. Et qui dit pression dit stress. Et qui dit stress dit… pas bon.
Tout se présentait pourtant bien, j’étais hébergée chez une étudiante, il faisait un temps superbe, je me savais déjà admise à Amiens et j’étais bien entraînée aux oraux. Aucune raison de rater celui de Strasbourg!
Malgré tout, je me suis mis une pression telle que je me suis réveillée stress, j’ai mangé stress et j’ai transpiré stress. Mauvais bail. Résultat : j’ai bafouillé, je me suis embourbée dans mes propos, le jury m’a même demandé ce que je changerais si je pouvais refaire mon oral (n’hésitez pas à dire franchement ce que vous regrettez, ça montre votre capacité à prendre du recul et à analyser vos erreurs!).
Quand j’ai enfin pu quitter la pièce, je les ai remerciés, ai dit au revoir, et me suis précipitée aux toilettes pour verser toutes les larmes de mon corps.
J’étais dans un sale état dans le train du retour, et j’ai ressassé toute la nuit sur les erreurs que j’avais faites (à ne surtout pas faire, le passé c’est le passé : on ne peut pas revenir en arrière!). Le truc bien avec Strasbourg, c’est que les résultats tombent le lendemain. Donc, complètement anéantie, j’attends la sentence. C’est annoncé, je ne suis pas ajournée mais tout de même bonne dernière sur liste complémentaire… Mes espoirs tombent à l’eau, mon rêve s’évapore tout doucement et les larmes me montent à nouveau aux yeux. D’autant plus que l’année précédente, la liste n’était que très peu remontée. Bon, j’ai le concours d’Amiens, celui de Caen aussi, mais Strasbourg me reste en travers de la gorge…
Le temps passe, je pense vaguement à la rentrée, ravie bien évidemment d’avoir réussi ce concours, mais avec une pointe d’amertume.
Et puis fin juillet, le 27 me semble-t- il (un lundi qui restera pour la vie gravé dans ma mémoire), alors que je m’autorise une grasse mat’ lundimatinale, mon téléphone vibre et affiche : +33 3 68 85 35 10, Strasbourg. Mon cœur rate un battement, voix pâteuse mais réveil instantané, je tente un allô rocailleux : “Bonjour, c’est l’école d’orthophonie de Strasbourg ! Je vous appelle pour vous féliciter, vous êtes admise! Est-ce que vous confirmez votre inscription à l’université ?” (à peu de choses près, c’est le message global qui a fait que ma vie est telle qu’elle est aujourd’hui, strasbourgeoise).
Tout ça pour dire que même si vous pensez que tout est fichu, raté, perdu d’avance ou je ne sais quoi, changez immédiatement de discours! Mon parcours illustre plutôt bien (je trouve) qu’il ne faut jamais perdre espoir! Gardez en tête que tout est possible, même l’impossible à vos yeux!
Voilou, j’espère en aider plus d’un.e dans votre quête de la motiv et de l’espoir. Ne perdez pas votre objectif de vue, quand on voit l’horizon, c’est que déjà l’arrivée n’est pas loin (phrase de mon invention, j’espère qu’elle vous semblera philosophique et digne d’être méditée). Des tonnes de bisous, je crois très fort en vous!
PS : de toute façon il faudra bien la remplir, la prochaine promo! 


Léa

Quand j’ai su que j’étais prise pour l’oral de Strasbourg j’étais dans tous mes états ! Mais il fallait maintenant préparer cette épreuve. Ce qui me stressait le plus, c’était l’oral de groupe même si beaucoup d’anciennes étudiantes m’avaient bien dit de pas me mettre la pression. Du coup j’ai énormément travaillé dessus en réfléchissant au comportement qu’il fallait que j’aie (c’est pas forcément la meilleure idée : soyez naturelles et ils vont adorer !!:) )

Pour le reste, ma prépa faisait des préparations à l’oral où j’ai pu m’entraîner à la présentation du texte à l’oral ainsi qu’aux éventuelles questions qu’ils peuvent me poser à l’oral.

Arrivé le jour de l’oral, j’étais un peu stressée car je savais que je voulais absolument la ville de Strasbourg mais j’avoue que, ayant déjà été prise à Paris, j’avais un stress en moins qui m’a permis d’être plus à l’aise. Mais PAS DE PANIQUE beaucoup de filles ont eu que Stras et ça s’est très bien passé ! Comme on dit : IL EN SUFFIT QUE D’UN.

Les étudiantes de Strasbourg avait organisé un repas pré-oral qui a pu me permettre de rencontrer quelques candidates et c’était assez rassurant.

Le premier oral que je passais était l’oral de groupe, ce qui m’allait bien vu que c’est l’oral qui me stressait le plus. On était un groupe de 8 et le principe était le suivant : on nous distribuait un sujet et on avait 5/10 min pour y réfléchir et prendre des notes avant de tout mettre en commun. Mon sujet portait sur le populisme et c’était vraiment difficile mais le plus important dans cette épreuve, c’est pas le sujet mais le comportement qu’on a en groupe. Du coup moi j’ai essayé de me débattre comme j’ai pu, j’ai dû parler que 2/3 fois et c’est passé. Il faut surtout pas se stresser et prendre ça comme une conversation entre amis et ça va le faire !!

Ensuite il y a eu l’entretien avec le psychiatre. Cet oral est juste une formalité, on discute tranquillement, moi, elle avait beaucoup insisté sur le fait que je parte loin de chez mes parents donc elle voulait savoir si j’avais un copain qui restait loin etc : histoire de savoir si j’étais vraiment prête à commencer des études à Strasbourg.

Enfin l’entretien individuel ! C’est le plus important mais aucun stress le jury n’est pas là pour vous piéger ! Ça commence par 30 min dans une salle de travail afin de préparer le texte. Vous avez le choix entre 3 textes : moi comme j’avais entendu que tout le monde prenait le 2 je me suis dit que j’allais essayer d’en prendre un autre et j’ai donc pris le troisième qui était une fable sur le zézaiement. Il faut donc présenter brièvement le texte à l’oral (un peu comme le BAC de Français). On est ensuite dirigés dans la salle de l’oral. J’ai commencé mon oral en me présentant brièvement puis j’ai présenté mon texte. Le problème que j’ai eu est qu’une des personnes du jury n’était pas d’accord avec l’interprétation que j’ai faite du texte mais je ne me suis pas laissée démontée et j’ai essayé d’en discuter tranquillement avec elle. A cause de cette discussion, il me restait plus beaucoup de temps pour parler de mes motivations donc j’ai déballé un peu un speech où j’ai tout mis, mon bénévolat etc. Après on a parlé un peu de Strasbourg et c’était fini !!

En sortant je pensais avoir complètement raté mon oral et pour moi c’était mort !! Mais le lendemain en découvrant les listes, j’étais 3ème sur liste complémentaire !!

Donc surtout ne vous laissez jamais démonter ! c’est pas parce que vous avez l’impression d’avoir raté que c’est le cas ! L’impression qu’on a n’est pas toujours la bonne et surtout il faut jamais désespérer !! Vous avez tous et toutes vos chances de rentrer dans cette super école donc croyez en vous et j’espère vous retrouver l’année prochaine !!

 

Témoignages de l’épreuve écrite 

 

 

Sarah, 30 ans, PREPARATION SEULE

Après de longues études en lettres classiques, spécialisée en linguistique ancienne, j’ai passé le concours d’orthophonie pour une reconversion (j’ai 30 ans). Je n’ai pas fait de prépa orthophonie et j’ai décidé de travailler le concours seule chez moi. En réalité, je l’ai préparé seulement deux mois et je pensais le passer avant tout pour voir le contenu des épreuves et comment ça se passait. Comme je me suis installée en Alsace quelques mois avant le concours avec le désir d’y vivre, je n’ai passé que le concours de Strasbourg. Il se trouve que je l’ai eu alors que je n’y croyais pas trop.

 

Pour la préparation de l’écrit, j’ai travaillé régulièrement, tous les jours en fait, mais pas de manière intensive. Je travaillais surtout le matin et je prenais l’air l’après-midi. Il me semblait que je réussirais mieux dans cet équilibre qu’en essayant d’apprendre des tonnes de choses que j’étais sûre d’oublier en seulement deux mois de préparation. Je me suis donc focalisée sur l’essentiel en m’appuyant sur mes acquis passés et en travaillant beaucoup sur les annales. J’ai étudié les annales avec attention et j’en ai sorti les choses qui revenaient le plus souvent et qu’il fallait donc travailler en priorité.

Pour le QCM de culture générale notamment, c’est ce que j’avais de mieux à faire car les domaines peuvent être très vastes mais il y a toujours des grands thèmes et des questions qui reviennent. J’ai fait des fiches à partir des annales sur :

– la géographie : situation de certains pays (pays du Moyen-Orient notamment), capitales, situation de grandes rivières (par où passe le Rhin ?)

– les grands personnages historiques (notamment des Alsaciens : Gustave Doré par exemple)

– les faits marquants en Histoire : grands rois et grandes reines, succession des Républiques avec leurs présidents, XXe siècle (guerres mondiales notamment)

– les institutions européennes : lieu et fonction (il y a quasiment toujours une question là-dessus)

– la littérature : grands écrivains et leurs œuvres principales

– les mathématiques : nombres premiers, trouver une racine cubique de tête, savoir par combien un nombre peut être divisible

– l’orthographe et la grammaire françaises : il y a des choses sur lesquelles on se trompe toujours qui reviennent systématiquement (accord des verbes                           pronominaux par exemple, accord de tout, transitivité ou non de certains verbes, construction de certains verbes, etc.)

– les sigles des éléments en physique : attention aux pièges (N = azote ou nitrium, cf acide nitrique, Na = sodium ou natrium présent dans la soude =  hydroxyde de sodium).

– les questions en rapport avec l’orthophonie : oreille, son, dyslexie, fonction du larynx, ADN, neurotransmetteurs, différence mitose/méiose, critères de    démence, etc.

– du vocabulaire en français

Pour l’épreuve d’orthographe et de grammaire en français, j’ai travaillé beaucoup avec le manuel Tout le français, Concours Orthophoniste, de Benoît Priet, édition Dunod que j’ai trouvé bien fait, clair et assez complet. Et j’ai approfondi certains points qui peuvent être parfois sujets à plusieurs interprétations (notamment dans l’identification des fonctions) avec la Grammaire méthodique du français de Martin Riegel, Jean-Cristophe Pellat et René Rioul. Cette grammaire n’est pas du tout faite pour des débutants, elle est très dense et va très profondément parfois dans le raisonnement, elle est donc plutôt pour des spécialistes qui ont déjà eu des cours de grammaire ou de linguistique à la fac, ou des passionnés qui aiment beaucoup la grammaire. C’était mon cas (à la fois spécialiste et passionnée) et j’y ai trouvé des réponses à des questions que je me posais depuis longtemps. Mais elle a surtout l’avantage d’être écrite par des professeurs de l’Université de Strasbourg donc elle présente bien, je pense, les interprétations qui sont attendues au concours. Et elle permet de se poser des questions importantes. Mais je ne la conseille absolument pas pour des débutants (ou des gens que la grammaire ne passionne pas) qui risqueraient de s’y perdre rapidement (en ce cas, tenez-en vous au manuel cité plus haut ou prenez une grammaire simple de base qui vous plaît). Il est important aussi de revoir les principales règles de la réforme orthographique, des questions peuvent tomber là-dessus. Ensuite, je me suis entraînée sur les annales, j’ai fait plusieurs sujets et me suis corrigée.

Quant au sujet de commentaire de texte, je suis partie de mes acquis de mes études de lettres. J’ai révisé des choses que je pourrais réutiliser :

– des figures de style

– des œuvres que je connaissais bien et que j’aimais bien que je pourrais citer en exemple : des œuvres littéraires surtout mais aussi des livres de médecins pour grand public (psychiatres, développement de soi), ou des films (pensez aux films qui abordent des thèmes de l’orthophonie ou des films qui vous ont inspiré et que vous pourriez replacer)

– les grands courants littéraires et philosophiques

Et j’ai là encore travaillé plusieurs sujets d’annales pour m’entraîner : vous pouvez au moins réfléchir à un plan détaillé et en rédiger quelques uns (cela permet d’apprécier le temps qu’on met et de mieux mettre ses idées en place, de faire des liens entre les choses).

Au final, lors du passage des écrits, je n’étais pas très contente de ce que j’ai fait, notamment de mon commentaire, et je n’ai pas eu des notes extraordinaires (à part à l’épreuve d’orthographe et de grammaire) mais c’était suffisant pour passer à l’oral. En tout cas, je pense qu’il n’est pas bon d’essayer de s’auto-évaluer pendant qu’on passe les épreuves. Mieux vaut se battre jusqu’à la fin des épreuves pour donner le maximum de soi-même, vous verrez bien ensuite si cela a fonctionné ou non, mais au moins, vous serez contents d’avoir fait tout ce que vous aurez pu pour réussir.

En résumé, je pense qu’il est important de trouver un bon équilibre pour la préparation du concours (selon la nature de chacun), de s’appuyer sur ses points forts et d’y croire très fort. Vous n’êtes pas là pour rien donc montrez ce que vous savez faire et qui vous êtes, notamment dans le commentaire (personne ne sait vraiment ce qui est attendu à ce commentaire mais les réflexions personnelles semblent être appréciées).

J’espère que ce témoignage pourra vous aider et je vous souhaite à tous bon courage et bonne chance !

 

Isabelle, PREPA PRIVEE

En  25 d’exercice en milieu hospitalier (infirmière puis cadre de santé), j’ai rencontré de nombreuses situations professionnelles durant lesquelles l’expertise orthophonique a fait cruellement défaut aux patients hospitalisés ou hébergés (rééducation ou maintien des capacités langagières, et donc cognitives, du lien social  pour les personnes aphasiques ou des personnes âgées atteintes de démence). En parallèle mon rôle de maman m’a confrontée aux difficultés d’apprentissage des enfants, sans ou avec troubles des apprentissages.

Ces points ont motivé mon projet de reconversion, soutenu par l’hôpital dont je demeure l’employée. L’Hôpital a financé la prépa privée à Besançon.
J’ai passé 5 concours, proches de mes capacités (non mathématiques), j’ai eu 3 écrits : Lille, Strasbourg, Nancy.

Culture générale : très bon tour d’horizon fait par la prépa, qui a justement insisté sur l’actualité économico-politique, dont les institutions européennes et leur histoire ; pour les questions locorégionales, difficile de tomber juste quand on n’est pas du coin, suggestion : lire les Dernières Nouvelles D’Alsace ?…

Grammaire : excellent travail fait par la prof de grammaire d’origine roumaine, qui a su expliquer et rendre presque plaisants ces exercices ; travailler à partir du Grevisse m’a paru pertinent, j’ai découvert ensuite, un peu tard, le Dictionnaire des Difficultés de la langue française qui est très synthétique, et que je recommande vivement, pendant l’épreuve, j’ai eu juste le temps nécessaire.

Commentaire de Texte : je suis plutôt à l’aise en expression mais j’appréhendais beaucoup car la prépa nous disait n’avoir pas une idée précise des attendus.
A l’arrivée les 3 heures sont passées très vite, j’ai fait un commentaire assez éloigné des canons littéraires (pas de références à des œuvres…) mais nourri des liens faits  avec des expériences personnelles et professionnelles, je n’ai pas cherché à faire « style » mais à illustrer par mes vécus, par les enseignements tirés, cela a plutôt été bien reçu, note 15/20.

Au-delà de connaissances « académiques » qui filtrent les 2 premières épreuves, le commentaire est donc une possibilité de mettre de soi, dans ce que vous avez de singulier, ce qui vous caractérise et de le valoriser, l’authenticité est payante…

Salut tout le monde!

 

Helene, 19 ans, PREPA PUBLIQUE

Je m’appelle Hélène, j’ai 19 ans. J’ai passé 9 concours en tout. J’ai fait 1 an dans une prépa gratuite, dans un lycée (ce qui est très rare !) à Amiens, l’année suivant mon BAC. Cela m’a permis d’avoir un cadre très “scolaire”, avec des horaires “classiques”. Les professeurs étaient très investis et nous fournissaient de nombreux documents pour nous entraîner : annales (nous faisions des concours blancs toutes les semaines, ce qui a été d’une grande aide pour gérer son temps !), textes à résumer, tests psychotechniques, de la documentation pour la culture générale, etc.

Ils nous poussaient également à travailler en groupe, ce qui m’a permis d’apprendre des autres et d’être motiver sur l’année. Nous devions aussi fournir des efforts personnels : s’entraîner seul.e, faire des recherches pour la culture générale (le Trivial Poursuit est aussi un excellent entraînement !), sur les villes où nous passions les concours…

Ce qui m’a beaucoup réussi, c’était de travailler par tranches : j’utilisais une application Pomodoro, pour travailler 25 minutes (c’est bien plus motivant que de travailler 3 heures d’affilée) avec 5 minutes de pauses entre chaque session. Je pouvais ainsi travailler plus longtemps et être plus efficace. J’ai énormément travailler avec les annales, que je reprenais au fur et à mesure de l’année (je pouvais ainsi voir ma progression). Strasbourg étant ma ville de prédilection, je les ai beaucoup usées !

Croyez en vous, c’est le plus important ! 🙂

 

Clara H. 19 ans, PREPA PRIVEE

Je m’appelle Clara HALM, j’ai 19 ans et je viens d’Alsace. J’ai fait un bac scientifique en 2015/2016 puis une prépa ortho à Strasbourg en 2016/2017. A la fin de cette année, j’ai réussi à intégrer l’école d’ortho de Strasbourg.

L’année de prépa n’a pas été tellement affreuse pour ma part, je me disais que me tuer à la tâche n’était pas la solution et que je préférais m’accorder (beaucoup) de moments de plaisir que de m’enfermer dans ma culture G et résumés/discussions.

Après chacun a sa méthode et il faut que vous trouviez celle qui vous correspond. Ce que je faisais surtout c’était travailler quelques jours avant un concours (pas forcément une méthode recommandée).

 

Puis est venu le concours de Strasbourg, celui que je voulais vraiment. L’épreuve de QCM était comme tous les ans : des questions assez faciles d’accès je trouve, pas la peine de s’attarder sur des détails absurdes comme le nom des enfants d’un tel ou les différents voyages faits. Certaines des questions concernent des informations sur la ville et d’autres sur quelques notions de mathématiques mais qui sont relativement en minorité. Le reste porte sur l’histoire, la littérature… enfin pas des choses trop tordues. Le seul problème est la quantité de temps que l’on a qui nous permet de douter de toutes les réponses que l’on a mises mais je pense que c’est une mauvaise idée de rectifier : la première impression est souvent la bonne !

 

Ensuite arrive l’épreuve d’orthographe. Là, à l’inverse, je trouve que le temps est très juste. Mieux vaut ne pas faire de brouillon et y aller franco. Il faut connaitre précisément la réforme de l’orthographe puisqu’elle y est appliquée. Et sans oublier les bons vieux tableaux de conjugaison. Tout ce que je peux vous conseiller est de faire les annales car ce sont souvent les mêmes fautes à corriger.

Enfin, nous voilà à l’épreuve de commentaire bien spécifique à Strasbourg. Alors là je ne suis pas la mieux placée pour vous donner des conseils. En prépa, je n’ai jamais été très forte, toujours autour de 10 (et encore !). Ainsi, au concours je n’ai pas eu la moyenne mais ne partez pas défaitiste ! Il suffit de tomber sur un texte qui vous inspire et le tour sera joué. Mon professeur en prépa me disait que l’on devait sortir du texte et cerner les grands thèmes qui y sont abordés… Le nombre de pages n’est pas du tout proportionnel à la note que vous obtiendrez, la qualité est préférable à la quantité !

Voilà voilà j’espère que j’aurais pu vous aider ! Et si jamais d’autres questions vous venez en tête ou des points à éclaircir, j’y répondrais avec grand plaisir ! Il faut pouvoir s’entraider dans ces épreuves et cette sélection affreuse qu’on est obligés d’affronter pour faire le métier que l’on veut ! Courage à tous et surtout ne perdez pas espoir si vous n’y arrivez pas du premier coup. Rome ne s’est pas construit en un jour (une phrase que nous répétait souvent un de nos professeurs).

 

Grâce, 19 ans, PREPA

Salut ! Moi c’est Grâce, j’ai 19 ans et je viens d’un tout piti piti village près de Nice !
Avec mon bac littéraire en poche et une année d’études d’art à l’étranger à mon actif, j’ai intégré une prépa à Aix-en-Provence (ESCAGI) dans l’optique de tenter l’éprouvante odyssée des concours.
Celui de Strasbourg, réputé comme assez littéraire, m’intriguait ; je l’ai donc tenté ainsi que celui de Nice, Montpellier, Bordeaux, Caen (admise), Paris (admise sur LC), Amiens, Lille, Besançon, Tours, Nancy et Lyon.
Pour l’écrit, je vous passe la description des épreuves. On a été répartis dans de nombreux amphis et salles, ce qui fait qu’au final on passait les épreuves par petits groupes, au final ç’a été beaucoup moins stressant… Sur une même journée, les épreuves peuvent sembler éprouvantes (et elles le sont !), mais tout est mis en place pour nous faire nous sentir bien, et réduire le stress un maximum…
Alors, bien confortablement assis dans vos chaises, dans les salles bien chaudes et bien douillettes de la fac de médecine, vous n’avez plus qu’à vous soucier de composer et de donner le meilleur de vous-même, et même davantage !
Je n’ai pas vraiment de conseil à donner pour la méthode de travail, je pense honnêtement être la pire personne au monde pour me placer en prof ! Mais pour l’écrit, puis l’oral (puis la vie en général…), la CULTURE compte ! Ne faites pas du bachotage votre unique occupation. Sortez. Allez au théâtre, au cinéma, à l’opéra, que sais-je. Lisez, ouvrez les yeux, soyez curieux du monde et butinez çà et là les infos ! Les injonctions comme « Cultivez votre jardin » peuvent vous guider vers la réussite ! Autorisez-vous à être autre chose que des candidats stressés. Ma prof de Français en prépa disait « Faites votre miel » en citant Montaigne, et ce fut l’un des meilleurs conseils que l’on ait pu m’offrir .
Croyez m’en, le jeu en vaut la chandelle. Vous les connaissez déjà tous, ces encouragements, mais je les réitère quand même : Foncez ! n’ayez pas peur car tout est à gagner. Moi-même peu sûre de cette orientation, je trouve satisfaction à Strasbourg. L’école est vraiment sympa, les cours sont passionnants… Go for it ! Que la force soit avec vous 😀
Si vraiment ça ne va pas, cherchez les sweats de promo ! Ils ne sont là que pour vous en ce moment difficile et seront ravis d’aider !
Des bisous, de l’amour et des cochlées <3

Camille A., 19 ans, PREPA PRIVEE

Je m’appelle Camille, j’ai 19 ans et je viens d’un village près de Lyon. Après avoir passé un bac S, j’ai intégré une prépa sur Lyon. En ce qui concerne le concours de Strasbourg, je l’ai trouvé beaucoup plus « humain » que d’autres. On a suffisamment de temps pour chacune des épreuves, ce qui n’est pas négligeable.
Pour la culture générale, je me suis préparée toute l’année : on travaillait sur différents thèmes en prépa et on faisait beaucoup de QCM.
Pour l’épreuve d’orthographe, je me suis entrainée à partir du Vuibert. Surtout, n’oubliez pas de revoir les rectifications orthographiques !
Enfin, le commentaire est une épreuve qui semble assez floue pour tous les candidats. Ma méthode a été de piocher dans ce qu’on apprend du commentaire au lycée tout en intégrant une réflexion plus personnelle par rapport au sujet avec des références de la vie, de lectures, de films… Rien de trop scolaire.
Le fait d’être arrivée la veille du concours avec des amies de prépa m’a beaucoup aidée. De bonnes ondes, un peu de temps pour découvrir Strasbourg, et vous voilà motivés à bloc pour réussir dans cette ville super chouette ! Tout plein de courage, ça en vaut carrément le coup !

Claire, 22 ans, LICENCE SCIENCES DU LANGAGE

Bonjour à tous !

Je suis arrivée au concours de Strasbourg plutôt détendue. Le matin, le temps imparti pour la culture générale est assez long, ce qui peut rendre l’épreuve déstabilisante : on a forcément envie de modifier des réponses, mais il faut éviter cela. Je conseillerais surtout de commencer par les questions auxquelles on sait répondre puis de revenir aux autres après. Je me suis aussi réservée un petit temps à part pour toutes les questions nécessitant des calculs. Ensuite, français : contrairement à la première épreuve, le temps passe vite cette fois ! J’ai essayé d’être méthodique et bien concentrée. Il faut être au point sur la réforme de l’orthographe. A la pause de midi, difficile de livrer ses impressions… j’ai essayé de faire le vide, ne faites surtout pas de correction anticipée, c’est démoralisant ! L’après-midi, épreuve tant redoutée pour moi, celle qui m’a fait échouer à plusieurs reprises : le commentaire de texte. Je décide d’adopter une méthode complètement différente par rapport aux autres années : au lieu de faire un commentaire assez scolaire, peu original, je décide d’exprimer mes réels ressentis. Je fais en sorte de lier le texte à ma personnalité, de retranscrire toutes les émotions et les pensées qu’il m’inspire. Essayez de laisser transparaître ce qui vous anime dans la vie, vos valeurs. Le meilleur conseil à donner selon moi, aussi banal qu’il puisse paraître, est d’avoir confiance en vous ! En ayant confiance en vous, vous donnerez forcément le meilleur de vous-mêmes et vous ne regretterez rien. Voyez le concours comme un défi, un challenge à relever. Croyez en votre capacité, en votre talent ! Bon courage !

Amandine, 19 ans, PREPA PRIVEE

Bonjour à tous !
Petite présentation générale : je m’appelle Amandine, j’ai 19 ans et je viens du Jura. J’ai fait un bac scientifique et l’idée de devenir orthophoniste a commencé à sérieusement germer dans mon esprit au cours de mon année de terminale. J’ai alors tenté le concours de Besançon cette année-là pour me donner une idée du niveau attendu, ce qui m’a conduit à m’inscrire en prépa (à Lyon) pour préparer le concours.
J’ai passé 6 concours au total, Strasbourg étant le dernier que j’ai passé. Les mois de mars-avril étaient difficiles car les résultats négatifs s’enchainaient… Mais c’est encore avec un peu d’espoir que je suis arrivée au concours de Strasbourg car les épreuves me correspondaient, notamment le commentaire de texte et l’analyse grammaticale ! J’ai choisi de consacrer mon énergie (car faire le tour de France pour les concours ça fatigue !) et mes révisions sur les concours qui me plaisaient le plus, car j’aimais beaucoup la grammaire, les tests psychotechniques et la rédaction, par contre j’étais nulle en vocabulaire et en culture générale c’est pourquoi j’ai boycotté tous les concours avec beaucoup de question de vocabulaire et d’orthographe.

Le commentaire de texte de Strasbourg m’intéressait car il porte sur une question philosophique et parce qu’on a vraiment le temps de pousser la réflexion en 3h. Pour réviser cette épreuve je me suis beaucoup entrainée avec les annales et j’ai relu mon classeur de philo de terminale. En ce qui concerne les autres épreuves, le QCM est plutôt abordable. Par contre pour la suite il faut être bien au point sur l’analyse grammaticale et les principales règles d’orthographe et surtout être confiant car ce ne sont pas des questions pièges.
Petit conseil pour le concours de Strasbourg : pendant la pause de midi, il ne faut surtout pas repenser aux épreuves du matin, vérifier les réponses aux questions, etc. car cela peut être décourageant pour l’épreuve de l’après-midi alors que vous avez encore toutes vos chances !

Léa, 20 ans, PREPA PRIVEE

Alors moi c’est Léa, j’ai 20 ans et j’ai passé le concours en 2017. Après un bac littéraire, je me suis dirigée vers une prépa privée lyonnaise : Césame (qui, au passage, est vraiment une très bonne prépa !)
Les professeurs de ma prépa étaient vraiment géniaux et nous préparaient vraiment bien au concours, on avait également des concours blancs tous les mercredis avec un classement ce qui permettait de se situer (mais attention les classements ne veulent pas toujours dire quelque chose parce que perso j’étais à la ramasse à chaque fois).
En ce qui concerne le concours de strasbourg, je n’ai pas fait de préparation vraiment spécifique…
En culture G, j’avais énormément révisé pour le concours de Montpellier qui en a beaucoup et du coup j’ai gardé ces connaissances pour le concours de Strasbourg. Je révisais avec une copine (et je vous conseille vraiment de réviser avec quelqu’un ça évite les baisses de moral) et on travaillait sur un tableau, chacune notre tour on faisait réviser l’autre sur un thème particulier (littérature, gouvernement, histoire, mythologie, cinéma…). On se basait sur des QCM que notre prof de culture G nous avait donné chaque semaine.
En français, je me suis vraiment pas beaucoup préparée car c’était mon point fort donc je me suis contentée de faire quelques annales du texte fautif grâce à un livre de préparation au concours spécialisé sur les textes fautifs et dictées.
Pour le commentaire, mon professeur de prépa m’a très bien préparée. Etant une des seules de ma classe intéressée, son enseignement était très personnalisé.
Arrivée le jour j, je n’étais pas vraiment stressée mais plutôt déterminée car j’avais vraiment adoré la ville et je voulais absolument avoir le concours !!
Pour la culture G, j’étais plutôt contente de moi-même si parfois les propositions étaient fourbes.
Arrivée au texte, j’ai vraiment tout misé car je savais que c’était mon point fort !
Puis au commentaire, je savais qu’il fallait juste que je sauve les meubles donc j’ai tenté tant bien que mal de mettre des références et des avis personnels. Il faut vraiment parler de son opinion c’est très important !
Voilà ! donc tout ce que j’ai à dire c’est croyez en vous !! si vous ne vous sentez pas prêts c’est normal parce qu’on peut toujours en apprendre plus c’est le problème de ce concours donc croyez en vous et il faut pas être surhumain pour avoir ce concours, tout le monde en est capable, je suis loin d’être extraordinaire !
Défoncez tout, vous pouvez le faire ! des bisous

Clara B., 19 ans, PREPA PRIVEE

Bonjour tout le monde !
Je m’appelle Clara, j’ai 19 ans et j’ai décidé de faire une année de prépa à l’issue de mon bac littéraire. C’était une prépa privée qui prépare très bien aux écrits, même si le CF de Strasbourg n’est clairement pas aussi bien préparé que certains autres (plutôt des villes de l’ouest). Nous étions un gros effectif de candidats réparti sur trois villes, aussi, un tableau de résultats nous laissait imaginer quelle serait notre place à plus grosse échelle. Il ne faut pas voir ce « classement » comme quelque chose de négatif. Cela ne reflète pas forcément nos capacités réelles à obtenir un écrit, mais plutôt de voir notre propre marge de progrès. Pendant cette année j’ai choisi de jouer la carte du nombre. En effet j’ai passé 11 concours ce qui m’a fait faire un beau tour de France. N’ayant jamais testé l’ambiance des concours, je m’étais dit que les deux premiers seraient plus une « prise de température ». Grâce à une pression moins importante et surtout des épreuves qui correspondent bien à mon profil littéraire, Besançon et Lyon furent finalement les seules deux autres villes pour lesquelles j’ai réussi les écrits. J’étais très stressée pendant cette année de prépa, j’ai donc travaillé régulièrement avec une amie qui venait presque tous les week-ends chez moi pour que l’on fasse des annales et l’apprentissage du vocabulaire. J’ai adoré ces moments ! C’est important de passer par un travail de groupe si vous ne vous en sortez pas tout seuls : cela permet non seulement de travailler efficacement en se motivant, mais aussi d’être en soutien mutuel (et passer de bons moments : les pauses sont faites pour ça) ! Pour les apprentissages comme le vocabulaire ou la culture générale j’ai beaucoup utilisé les post-it (accrochés un peu partout) : ils aident largement à avoir constamment un éventail d’informations ce qui est bien utile quand on veut trouver une réponse rapidement. Soit cette méthode marche à merveille pour vous, soit elle devient une grosse source de stress : si c’est le deuxième cas, assurez-vous de ne pas vous entourer d’éléments anxiogènes.
La veille de l’écrit je suis venue avec une copine de prépa et nous avons dormi dans un Airbnb un peu excentré ce qui nous a fait faire une petite marche de santé avant l’épreuve (prendre l’air est important!). Ça y est c’est parti : les QCM ne sont pas difficiles et nous avons le temps (attention c’est justement ce qui m’a piégée car je n’avais pas de crayon à papier comme indiqué et je suis donc revenue à tort sur des réponses qui étaient justes, mais c’était trop tard…), puis vient la correction du texte et les exercices de grammaire associés. Les fautes à corriger dans le texte sont assez basiques, certaines sont tellement banales qu’elles passent même inaperçues. L’épreuve étant très rapide, mieux vaut ne pas s’attarder si on hésite et essayer d’en relever un maximum.
L’épreuve du commentaire (celle que tout le monde redoute) est LE moment pour se démarquer. C’est là qu’il faut garder son calme pour placer des idées pertinentes et garder une bonne « pâte littéraire ». Cette épreuve reste assez mystérieuse mais tout le monde semble d’accord pour dire qu’il ne faut pas hésiter à donner des exemples personnels. Le correcteur cherche avant tout à nous connaitre à travers nos propos et voir si nous sommes capables d’apporter quelque chose au texte.
Peu importe le mal de crâne que vous aurez en sortant, si vous donnez de vous-même vous n’aurez rien à regretter. Et comme un certain Martin l’a dit un jour : « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement ». Gardez la pêche et surtout croyez-y jusqu’au bout !

Camille S., 20 ans, L1 SCIENCES DU LANGAGE/PREPA EN LIGNE

En sortant d’une filière scientifique spécialité SVT, j’ai longuement hésité entre une prépa orthophonie et une première année de licence en Sciences du langage. Finalement, sur les conseils d’une orthophoniste, j’ai décidé d’allier cours de prépa en ligne (proposés par le CNED) et études en Sciences du langage à la Faculté des Lettres. Ainsi, durant un an, je me suis entraînée de façon autonome sur des annales, des QCM et en faisant mes propres recherches en matière de culture générale. Dès le départ, mon objectif était d’intégrer l’école de Strasbourg, afin de pouvoir rester dans ma région d’origine.

Malgré mes craintes de ne pas être assez bien préparée, j’ai trouvé le concours proposé par l’école de Strasbourg très abordable pour celles et ceux qui ne sortent pas d’une prépa classique. En effet, il nécessite essentiellement d’avoir de bonnes connaissances générales, de s’intéresser au monde et à l’actualité. De plus, l’épreuve du commentaire est assez libre et ne requiert pas de références littéraires particulières ni un entraînement méthodologique très poussé. Le savoir accumulé tout au long de l’année, autant durant mes cours à la faculté que pendant mon temps de travail personnel, m’a suffit à franchir le premier palier des épreuves écrites qui m’apparaissait alors comme un obstacle infranchissable.

Elora, 21 ans, PREPA LITTERAIRE/L3 SCIENCES SOCIALES

Coucou ! Je m’appelle Elora, j’ai 21 ans et je viens d’une petite ville près de Strasbourg. Après un bac S et deux années de prépa littéraire « Lettres et Sciences sociales » (B/L), j’ai décidé de me tourner vers le métier d’orthophoniste. J’ai donc préparé les concours seule, en parallèle avec une L3 en sciences sociales. Pour ‘’optimiser’’ mon temps de préparation aux épreuves, j’ai préféré ne passer que 3 concours en me concentrant du coup davantage sur les particularités de chaque ville choisie.
Strasbourg me paraissait être le concours le plus en lien avec ma formation passée. Une bonne partie des points étant attribuée au commentaire, ce type d’épreuve me permettait de réinvestir les connaissances que je pouvais déjà avoir. Je pense d’ailleurs pour cette raison que le concours de Strasbourg (en plus du fait que l’Alsace, c’est cool !) peut être particulièrement intéressant à passer pour les personnes qui viendraient de parcours divers en sciences humaines/sociales /lettres, etc.
Par ailleurs, il est parfois difficile de se convaincre qu’on a ses chances quand on se prépare seul(e) et qu’on réalise que beaucoup de candidat(e)s suivent une prépa ortho… mais PAS DE PANIQUE ! À chacun sa méthode, et tout le monde peut espérer avoir sa place à l’arrivée 😊
Concernant ma préparation aux épreuves :
J’ai travaillé la culture générale en me basant sur les annales de Strasbourg car les questions se ressemblent d’année en année, ciblant régulièrement les mêmes thématiques (ce qui permet de ne pas trop s’éparpiller dans les révisions…).
Pour les épreuves de français : j’ai surtout fait des entraînements aux textes à fautes (trouvés dans les annales, sur des blogs, etc), utilisé le Bescherelle « grammaire », les Vuibert et lu les éléments de la réforme orthographique de 1990 (celle-ci s’appliquant au concours de Strasbourg). Ah et bien-sûr il ne faut pas négliger la conjugaison, parce que ces points peuvent être gagnés facilement lors du concours !
Pour le commentaire, il est difficile de savoir clairement ce qui est attendu.. mais je dirais que c’est le moment de montrer qui on est. Chacun a son parcours, ses connaissances, ses expériences propres, et tout peut être utilisé. Il est surtout important, je pense, de faire sentir que l’on est ouvert d’esprit, capable de réfléchir, d’argumenter et d’apporter des idées, en prolongeant le texte grâce à d’autres perspectives (expériences personnelles en lien avec la thématique, lectures, anecdotes, etc). En ce qui concerne les connaissances apportées, personnellement, j’ai privilégié les références philosophiques et sociologiques, mais toutes les références sont les bienvenues et il y a vraiment mille façons de faire un commentaire pertinent.
Le jour des écrits : malgré le stress du concours, le déroulement des épreuves m’a paru plutôt agréable. Tous les candidats étaient répartis dans un certain nombre de salles (dans la mienne, on ne devait pas être plus d’une trentaine), ce qui met déjà plus en confiance que d’apercevoir 1500 candidats autour de soi. Au niveau des épreuves (culture générale, français), pas de grosse surprise, elles ressemblent vraiment à ce qui peut être trouvé dans les annales des autres années. Le commentaire m’a laissée assez incertaine quant au résultat, mais il faut juste prendre son mal en patience jusqu’aux résultats des écrits… La suite au prochain épisode 😊

Mérédith, 19 ans, PREPA PRIVEE

J’ai suivi une année de prépa aux concours juste après le bac. Dès le départ, nous avons créé un groupe de classe sur Facebook pour nous entraider. Nous y partagions recherches, sites intéressants, vidéos… Si vous êtes en prépa cette année, je vous conseille de mettre ça en place car on gagne un temps précieux, notamment pour l’épreuve de culture générale à Strasbourg ! Il ne faut pas se considérer comme des concurrent(e)s mais comme une équipe.

Je pense que continuer à sortir avec mes amis et à faire du sport m’a été bénéfique. C’est parfois frustrant quand on voit la montagne de choses que l’on doit savoir pour les concours, mais je pense que faire des breaks permet d’être plus efficace. Il faut éviter de se comparer trop aux autres par rapport aux heures de travail fournies, car chacun(e) a sa méthode.

J’ai téléchargé des applications pour travailler la culture générale, je me suis abonnée à des chaînes YouTube… le fait de varier les supports m’a rendu les révisions plus agréables ! Cela permet d’optimiser son temps dans les transports en commun par exemple.
Pour le français, j’ai pris la formule la moins chère sur le site Qcmplus et chaque week-end je participais au concours blanc du site. J’ai également investi dans le livre “Je vais vous apprendre à être admis en orthophonie” que j’ai trouvé super, notamment pour dédramatiser.

Pour Strasbourg :
– Pour l’épreuve de français : Entrainez-vous sur les annales avec la contrainte du temps. Pour gagner des points, révisez bien la conjugaison et la réforme de l’orthographe.
– Pour l’épreuve de culture générale : soyez curieux !
– Pour l’épreuve du commentaire : Attention, le commentaire de Strasbourg ressemble plus à un commentaire philo qu’à un commentaire littéraire. Il faut s’appuyer sur le texte pour mener une réflexion personnelle (le commentaire doit plus une moins déboucher sur une dissertation a priori). N’oubliez pas d’expliciter et d’illustrer chaque idée que vous proposez.

La période de préparation aux concours est longue, et parfois on en oublie presque la finalité. Accordez-vous des moments pour vous renseigner sur l’orthophonie, rencontrez des professionnels ou même des étudiants en ortho. Cela vous (re)motivera à coup sûr en cas de coup de mou, et vos connaissances dans le domaine seront également un gros plus pour les oraux.

Si vous êtes en terminale, n’hésitez pas à passer quelques concours pendant l’année (même si vous n’y êtes pas préparé(e)s). J’en ai passé 3 l’année du bac et la mise en situation permet d’appréhender la difficulté des concours mais aussi le stress.

Courage à tous ! Accrochez-vous, vous n’êtes pas là par hasard 🤗

Et si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter en message privé, je vous répondrai avec plaisir.

Angèle, 19 ans, PREPA PRIVEE

Saluut ! Je m’appelle Angèle, j’ai 19 ans et je viens de Paris. J’ai passé un BAC ES avant d’entrer en prépa privée (à l’IGPEPM, que je recommande malgré le prix élevé car on ne nous frappe pas à coup de polycopiés et de listes de vocabulaire comme dans d’autres prépas tout en nous donnant tous les outils nécessaires pour les concours et un entraînement approfondi pour l’oral).

Globalement, j’avais une méthode de travail bien précise (qui ne convient pas forcément à tout le monde) : je n’avais cours que le matin ou l’après-midi ce qui m’offrait un grand temps de travail personnel. Je fonctionnais ainsi tous les jours :
-un chrono en marche avec le nombre d’heures que je voulais faire, que je mettais en pause dès que je levais les yeux ou faisais une mini-pause (satisfaction ++ du travail accompli quand le chrono sonne car cela signifie que l’on a réellement travaillé le temps indiqué et que l’on peut prendre une réelle pause, sans culpabilité)
-pendant ce temps je : reprenais mes cours de grammaire, d’orthographe etc au propre dans un petit cahier de la façon la plus claire possible pour bien retenir les règles, notais les définitions de tout le vocabulaire du jour dans mes répertoires, faisais au moins une dictée de mots (avec ma maman ou des potes de prépa), une dictée et un texte à fautes (issus du Vuibert textes à fautes et dictées, recommandé à 100% ainsi que son copain le Vuibert Orthographe, dont les exercices sont très très très similaires à ceux qui tombent en concours), faisais ou relisais une ou plusieurs petites fiches de culture g (selon les thèmes récurrents en concours : Oscars, prix littéraires, auteurs de littérature jeunesse etc) et enfin je prenais le temps de m’informer sur un sujet spécifique ou de lire un peu (déjà, pour moi, mais aussi pour nourrir ma réflexion en dissertation)
-du temps POUR MOI : une des choses les plus importantes à mes yeux pendant une telle année, je sortais prendre un café avec des amis (plutôt le week-end), prenais du temps avec ma famille ou tout simplement du temps pour moi (séries, bain, livre, musique etc, plein de petites choses dont on oublie vite l’importance dans une telle année)

Pour l’écrit de Strasbourg spécifiquement :
Je me souviens avoir adoré la ville, prenez le temps de vous promener avant le jour j ou après les épreuves, c’est trop joli et ça détend ! L’accueil des étudiants était au top (et ce sera pareil pour vous, cherchez les pulls Métafor !) Je me souviens aussi qu’il faisait super beau et qu’on avait tous mangé sur l’herbe dehors (on croise les doigts pour cette année !) Finalement, on avait passé une presque super bonne journée !
Pour les épreuves, j’ai trouvé le QCM de culture générale plutôt abordable (alors que ce n’était pas mon point fort du tout, mais à vraiment travailler car il faut passer cette étape pour être corrigé.e pour la suite !). Puis, la correction de texte était sans surprises (attention à la réforme !) ainsi que l’analyse grammaticale. Quant à la conjugaison, attention aux pièges, il peut arriver qu’on vous demande de conjuguer un verbe à un temps auquel il n’existe pas, il ne faut pas vous laisser déstabiliser 😊
Enfin, l’analyse de texte était mon épreuve préférée de base et ça a également été le cas à Strasbourg. A mes yeux, il faut privilégier une analyse claire et proche du texte au début puis ne pas hésiter à développer vos idées et expériences pour la dernière partie du commentaire. Montrez que vous savez prendre de la distance et interpréter le texte par rapport à vous et vos connaissances, c’est apprécié !

Quoi qu’il arrive et quels que soient vos résultats jusqu’à présent, tout est toujours possible ! Il vous suffit d’un résultat positif pour continuer l’aventure en école d’orthophonie. Strasbourg vous attend, courage !

Lucie, 20 ans, PREPA LITTERAIRE

Pour Strasbourg j’en étais à mon 7ème concours à peu près, j’étais très fatiguée et assez démoralisée. C’est très épuisant d’avoir à enchainer tous ces concours, surtout pense à prendre soin de toi et te reposer, parce que vu l’état dans lequel je suis arrivée à l’écrit de Strasbourg c’est incroyable que je l’ai eu. J’ai passé une super soirée d’avant écrit avec des copines, ça m’a permis de me détendre avant l’écrit et de ne pas stresser. Strasbourg est une ville magnifique, elle distrait forcément, marcher dans Strasbourg est vraiment un bon plan si tu veux penser à autre chose. Ce n’est pas tellement utile de réviser juste avant un écrit, moi j’ai préféré me détendre et c’est préférable à mon avis. Sois confiant/e et tu mets déjà bien plus de chances de ton côté. Et stresse pas de pas stresser 😉 Sinon je suis arrivée au concours très fatiguée, j’ai passé une nuit horrible (à cause de l’hôtel bruyant dans lequel j’étais). Mais heureusement Strasbourg n’est pas un concours de la performance, c’est un concours qui veut, je pense, de l’authenticité. Il t’est demandé d’exprimer ton opinion, de faire quelque chose de qualitatif ET personnel. C’est comme ça que je m’en suis sortie. La partie culture générale est assez accessible, et après c’est lors des épreuves rédactionnelles que tout se joue. Fais quelque chose qui te plait. Si tu es littéraire c’est clairement un plus, mais si tu ne l’es pas, pas de panique ! La technique et la forme n’est pas le plus important, c’est le fond qui prime. J’ai pris tout le temps pour rédiger (et j’ai bien fait), je suis arrivée 11ème sur 450 je crois pour la partie rédactionnelle. En bref, si tu fais quelque chose qui t’intéresse au lieu de te demander ce qu’on attend de toi, tu risques fortement de réussir 😉 à plus et bonne chance !

Thomas, 36 ans, PREPA PRIVEE

La veille du jour j, je passe la soirée en airbnb dans la petite France, je suis directement sous le charme de la ville, de ses colombages médiévaux et de ses noms de rue aux connotations germaniques. L’épreuve commence tôt demain. Après trois heures de sommeil, je vais tranquillement à l’hôpital civil. L’endroit est charmant, pas les CHU décrépits de banlieue construits dans les années 60 comme j’ai pu le voir dans d’autres villes. Il y a même deux églises, c’est la classe ! Inconvénient : les candidats sont dispersés dans plusieurs endroits et l’enceinte de l’hôpital civil est plutôt étendue, heureusement qu’il y a de nombreux panneaux disséminés un peu partout et je ne tarde pas à voir les étudiantes avec leurs sweats Métafor nous aiguillant gentiment, toujours à l’écoute, bien coordonnées. Heureusement, je trouve rapidement le bâtiment où l’épreuve va se dérouler. Les gens attendent tous dehors, convoc dans une main et portable dans l’autre, on sent le stress, quelques parents sont là aussi. Je suis évidemment le seul mec dans le coin, les autres accompagnent leurs copines au concours. En fait, on sera 4 mecs dans l’amphi. Malgré l’habitude, je suis un peu irrité à cause du manque de sommeil, mais pas stressé, après tout, on commence par de la culture G, ma matière de prédilection, j’ai plutôt hâte d’en découdre et de terminer tôt pour explorer cette jolie ville pittoresque. Contrôle des cartes et des convocs, dépôts des sacs en bas de l’amphi, la routine quoi. L’amphi est beau, ancien, en bois, l’ambiance est feutrée entre poudmachin dans Harry Potter et le Cercle des poètes disparus. Original : les sujets sont enveloppés dans du plastique. C’est parti, ca va vite, les questions sont plutôt faciles, il faut répondre avec un crayon à papier, prévoir donc une gomme et un taille-crayon. Je bloque sur l’un des surveillants, il me rappelle un pote lorrain que j’ai connu en Pologne 15 ans plus tôt : même tête, même âge mais voix différente, ca ne doit pas être Matthieu, tant pis. Arrive l’épreuve de francais, toujours tirée par les cheveux (c’est la prof de linguistique qui les fait) mais sous le même format que les années précédentes, pas de surprise, tout roule, on sort pour la pause. Un bretzel plus tard, c’est reparti pour la dernière épreuve avant la délivrance. Au contrôle, le mec qui ressemble à Matthieu me lance : « C’est bon toi, je te reconnais, les mecs, on a besoin de les contrôler qu’une seule fois et on se rappelle leur tronche. ». Les filles autour de moi stressent car elles ont l’air de redouter l’expression écrite et sa longueur, 3 heures. Moi, je l’aime bien mais on peut toujours tomber sur un sujet peu inspirant ou un correcteur pas en phase avec vous. De toute facon, il faut rester libre dans sa tête et suivre son intuition. « Fais ce que tu veux faire et ce que tu crois être juste, sans en avoir honte » disait Stanley Kubrick. Un surveillant se risque à une petite blague « Une faute d’orthographe compte pour dix points en moins ! » Bide retentissant. C’est reparti : première lecture du texte : je comprends que dalle ; deuxième lecture : c’est pas trop mal en fait ; troisième lecture : ok, pigé, je sais ce que je vais écrire. J’écris l’intro au brouillon et me lance sur la copie, ca coule de source, avec une petite citation en latin (Deficimur specie recti, Horace) au milieu pour me la péter. Comme mon écriture est dégueu, je prends mon temps, à quoi ca sert d’écrire quelque chose de bien si personne n’arrive à la déchiffrer ? Je vois ensuite les premiers candidats se lever pour partir au bout d’une heure et demie, la tension baisse, on est arrivé au bout. Finalement, ces concours passent vite à chaque fois et pour une fois, je suis plutôt satisfait. Il y avait moins de candidats cette année-là à Strasbourg, donc, les chances de passer étaient plus importantes. Allez, une petite bière pour fêter ca, j’adore qu’un plan se déroule sans accroc.

Louise, 21 ans, PREPA PRIVEE

Hello!

Je m’appelle Louise, j’ai 21 ans, je viens de Picardie et j’ai intégré école d’ortho de Strasbourg après 2 ans de prépa.

J’avoue ne pas m’être donnée à fond en première année de prépa, je sortais du lycée et je n’avais pas forcément la maturité pour être confrontée à une telle charge de travail, et surtout à l’organisation qu’elle nécessite. J’ai donc passé l’année un peu les mains dans les poches, ne m’intéressant qu’à certaines matières et nettement moins à d’autres.

Je me suis inscrite à 4 concours, j’ai été pré-admissible à Strasbourg mais les résultats suivants ne m’ont pas permis d’aller plus loin.

L’année suivante, j’ai changé de prépa et je me suis sérieusement mise à bosser. J’avais une sorte de routine, je commençais à 18h par relire mes cours de la journée, les ficher puis relire les fiches des cours précédents. Je finissais en général vers 22h30.

Quand j’étais trop fatiguée je m’entraînais sur le site de QCM+, qui reprend beaucoup d’annales de chaque ville et qui propose un concours blanc par semaine, avec un classement.

J’ai également passé l’examen du Projet Voltaire. Ces deux sites offrent un bon entraînement, en plus des cours que vous pouvez suivre par ailleurs.

Cette année, j’ai tenté une dizaine de concours et j’en ai obtenu 3: Amiens, Caen et Strasbourg. Mon premier choix était de loin Strasbourg et j’ai été plus que ravie d’apprendre mon admission.

Point important: j’ai complètement paniqué le jour de mon oral, j’étais hyper stressée et tout ne s’est pas parfaitement déroulé. Je suis arrivée dernière sur la liste complémentaire et j’ai tout de même été rappelée! Comme quoi, TOUT est possible!! Ne perdez pas espoir, le plus gros se joue dans la motivation qui influe énormément sur votre travail et votre rigueur, même le jour du concours ça compte!

Anouk, 19 ans, PREPA PUBLIQUE

Je m’appelle Anouk, j’ai 19 ans et j’ai fait un an de prépa publique à Rennes avant de venir à Strasbourg. J’avais déjà commencé à préparer un peu les concours pendant mon année de Terminale L et j’ai continué un peu à apprendre du vocabulaire et les règles d’orthographe pendant l’été avec les manuels Vuibert. Du coup, mon année de prépa a été en partie du année de révision, et ça a été une super année pour moi ! Je prenais les exercices de maths et les questions de culture G comme des jeux plutôt que comme des épreuves à affronter, et je trouvais agréable les formats d’épreuves rédactionnelles qui laissaient plus de liberté de penser que ce qu’on nous apprend au lycée. Je garde de cette année de prépa le
souvenir de peu de travail, de pas mal de temps libre (bizarrement), de beaucoup de rencontres et de voyages très enrichissants (même si c’était aussi assez éprouvant à la fin) !
J’ai trouvé l’écrit de Strasbourg très agréable à passer, le temps n’était pas du tout un problème à gérer dans ces épreuves, et l’épreuve de dissertation/analyse de texte est très intéressante ! Je pense que le
jury attend principalement des candidats (en dehors de la maîtrise de l’orthographe et des règles syntaxiques) la capacité de faire des liens entre les idées, entre des choses apprises par soi-même et celles
apprises en cours, entre ses propres réflexions et celles des personnages étudiés, de ne pas se laisser guider par des idées pré-établies mais de savoir les remettre en question, d’utiliser ses connaissances et ses propres expériences. Je pense que dans un tel concours, ce qui vous distingue des autres est votre capacité à construire vos propres raisonnements et réflexions et non à recracher des discours « pré-fabriqués ».
Donc restez vous-même et ayant confiance en vos réflexions, elles vous mèneront sans doute plus loin
dans la vie que des cours appris par cœur 😉

Maria, 22 ans, PREPA LITTERAIRE & PREPA PRIVEE

Salut tout le monde!
Je m’appelle Maria, j’ai 22 ans, et j’ai intégré en septembre l’école d’orthophonie de Strasbourg. J’ai fait un Bac L que j’ai obtenu en 2013, puis je suis restée 3 ans en prépa Littéraire : hypokhâgne, khâgne, et khûbe (toujours plus!) avant de commencer cette grande aventure, en faisant 1 an en prépa pour le concours d’orthophonie (oui, je suis une abonnée des prépas).
J’avais déjà en tête le métier d’orthophoniste lorsque j’étais au lycée, mais j’ai préféré poursuivre mon parcours littéraire pour approfondir mes connaissances et assouvir ma curiosité. Et puis aussi je ne me sentais pas suffisamment forte et mature pour commencer ce parcours du combattant à 18 ans.

J’ai suivi pendant 1 an une prépa ortho intensive, et j’ai passé 10 concours. J’ai essayé au maximum de ne pas négliger ma vie sociale durant cette année difficile, car avec le nombre d’années de prépa que j’avais déjà dans les pattes, j’ai appris qu’il faut savoir prendre du temps pour soi et trouver un équilibre, ou plutôt un juste milieu. En bref, je ne suis pas une machine, et à l’opposé de l’élève de prépa modèle (bien loin).

L’épreuve de Strasbourg se passe en 3 temps:
Le QCM de culture générale : j’ai beaucoup aimé cette épreuve, car les questions posées sont globalement accessibles, et le temps imparti est suffisant pour cette épreuve.
L’épreuve d’orthographe : un peu plus complexe celle-là, car je n’étais pas bien au point sur la réforme de 1990, et le temps est assez court pour répondre à toutes les questions, il faut donc être organisé.
Enfin, l’épreuve de commentaire: j’ai beaucoup aimé aussi cette épreuve, mais je pense que c’est mon côté littéraire qui parle. Objectivement (si j’y arrive), cette épreuve permet à tous de pouvoir développer sa pensée et chacun a ses chances, puisque cette épreuve ne repose pas simplement sur des connaissances englouties et recrachées (ce qui est plutôt agréable comparé à d’autres concours). Le seul écueil qu’il puisse y avoir est le hors-sujet, auquel il faut faire attention.

Je voulais terminer ce témoignage en disant que le plus important dans ce concours, est d’y croire jusqu’au bout. En effet, je pense être la preuve qu’il faut toujours y croire. J’avais passé 9 concours avant celui de Strasbourg, je m’étais dit que je n’irais pas à Strasbourg si j’avais une autre admissibilité avant (venant de l’Ouest, Strasbourg me semblait être l’autre bout du monde). Je n’ai eu aucune admissibilité, je suis donc allée à Strasbourg, et c’est le seul que j’ai réussi. Donc, tout peut arriver, même jusqu’au mois de septembre, il ne faut pas désespérer. Il faut s’armer de patience et d’ondes positives, qui vous feront tenir ce gymkhana périlleux (lol). Soyez heureux, et rappelez-vous dans les moments difficiles la si belle aventure humaine qui vous attend ! Le jeu en vaut la chandelle, alors foncez !

Aubin, 21 ans, PREPA PUBLIQUE & LICENCE

Alors d’abord, il faut que je vous parle un peu de mon parcours qui m’a amené jusqu’ici. J’ai eu mon bac en 2014, un bac scientifique qui m’a certainement permis de gagner du temps (et encore que…) sur certaines épreuves de concours que je n’ai jamais eus. Il faut croire que j’ai une âme littéraire qui convient davantage aux écrits que propose le concours de Strasbourg notamment. Comme vous pouvez le voir, ce fut un petit peu laborieux pour que je n’arrive en Alsace que cette année. J’ai donc fait une année de prépa à Cherbourg (au lycée Jean-François Millet, très bonne prépa au passage, qui plus est publique et compte dans son équipe pédagogique des personnes formidables, dévouées et humaines, qui entre autres ne m’auront pas fait apprendre le dictionnaire… Et je les en remercie !!!). Du travail, vous vous doutez qu’il faut en fournir, vous en fournissez énormément, tout le monde en fournit. Il n’y a pas de talent ou je ne sais quel don qui vaille, il n’y a que du travail qui permet de réduire au maximum l’aléatoire de ces concours et d’augmenter vos chances qui est un mot qui semble mieux convenir.
J’ai passé huit concours cette année-là. Avec le recul, j’ai vraiment l’impression que c’était beaucoup et que certains m’ont peut-être coûté en fatigue et en temps que j’aurais pu utiliser pour d’autres… mais en même temps c’est peut-être la seule année où c’est possible de le faire, et je n’ai pas fait partie des candidat•e•s qui passaient le plus de concours. J’ai réussi à être sur la liste complémentaire de Strasbourg mais elle n’est pas remontée. Je vous parle de ce résultat car c’est vraiment ça, le fait de n’être passé à pas grand chose de ce concours, qui m’a poussé à continuer ensuite.
Les deux années suivantes se sont passées à Caen, en sciences de l’éducation. C’était mon plan B qui s’est révélé passionnant car cette formation aborde de nombreux enjeux communs à l’orthophonie dans des disciplines diverses et pour certaines communes au cursus dans lequel je suis aujourd’hui. Bref, je vous recommande, c’est très enrichissant et c’est faisable de travailler les concours à côté !
Voilà en gros pour mon parcours.

Pour l’écrit de Strasbourg, ça change assez peu : un QCM de culture générale, une épreuve de correction de texte puis quelques questions d’analyse grammaticale et de conjugaison, et un commentaire de texte. Je vous propose quelques stratégies pour ces écrits, vous en faites ce que vous voulez et si elles vous aident c’est fantastique :
1/ Pour le QCM, je pense qu’il faut s’appuyer sur les annales des années passées pour en tirer des thèmes généraux qui vous permettront de faire des fiches (par exemple les questions en lien avec la Russie reviennent régulièrement si je me souviens bien, vous aurez peut-être des questions sur la littérature enfantine avec Tomi Ungerer etc. vraiment regardez bien). Pour le reste faites-vous confiance, la première intuition est souvent la bonne !
2/ Pour le texte à corriger et les questions de grammaire/conjugaison, il faut connaître sur le bout des doigts les règles d’orthographe, les conjugaisons (le subjonctif est souvent à la mode) et être capable de donner la nature et la fonction de mots ou de groupes de mots. Attention pour la conjugaison, n’hésitez pas à répondre que le verbe qu’on vous demande de conjuguer n’existe pas à tel temps/mode, ça peut arriver et il ne faut pas se laisser déstabiliser pour si peu.
Pour gagner du temps, je faisais les questions avant au brouillon et après je commençais le texte à corriger en repérant les erreurs sur le texte. Je remettais tout au propre après (à essayer pour voir si ça vous fait réellement gagner du temps).
3/ Pour le commentaire de texte, ne cherchez pas à trop en mettre, chouchoutez votre correcteur et soyez méthodiques. Je m’explique : je pense qu’il ne faut pas prendre le risque de s’étaler à vue en passant à côté d’un plan solide et d’un temps de relecture aussi précieux qu’indispensable (au moins 10 minutes). Ne faites pas de grande introduction, vous êtes peut-être le ou la 100ème du paquet… Soyez plutôt clair sur ce que vous comptez faire, sur l’approche que vous allez développer, évitez le pédantisme. Dans les parties du développement, je pense que vous pouvez gagner des points en formulant clairement les idées que vous souhaitez défendre, en vous appuyant sur des passages du texte, en faisant le lien avec un ou plusieurs auteurs (piochez vos références en philosophie, en littérature, en sociologie, en psychologie etc.) et en agrémentant votre réflexion d’un ou plusieurs exemples. Enfin, pour la conclusion on attend de vous une ouverture sur un point de vue peut-être moins formel que ce qui est demandé dans le développement : c’est peut-être là qu’il faut être original, faire le lien avec une lecture voire peut-être votre future métier (c’est ce que j’ai fait l’année où j’ai été reçu mais je ne sais pas si c’est ça qui a fait la différence… Je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur un plan solide en étant toujours dans le soucis de démontrer ce qu’on dit avec des références et des exemples).

Pour finir, le message que je voudrais faire passer c’est qu’il ne faut pas lâcher, vraiment, ça vaut le coup. Dans tous les cas, vous pouvez déjà être fier•e•s de vous.

Manon, 23 ans, PREPA PRIVÉE LICENCE  

Je m’appelle Manon, j’ai 23 ans et je vis près de Strasbourg. J’ai tenté le concours d’orthophonie de Strasbourg en 2012 après mon bac pour me faire une idée, car je savais qu’après j’irai en prépa. Depuis, (donc en 5 ans) j’ai passé entre 5 et 7 concours par an. Donc vraiment je pense que s’il y a quelque chose que je peux vous dire dans mon témoignage c’est qu’il ne faut JAMAIS ABANDONNER !

La prépa : J’ai choisi la prépa HORIZON à Strasbourg. Pour me remettre à niveau pour les connaissances en culture générale et pour trouver une méthode de travail c’était très bien mais les prépa privées sont trop chères à mon goût pour ce que c’est, mieux vaut éviter.

La licence & les prépas en ligne : Après ça j’ai fait 3 ans en licence sciences du langage tout en passant les concours. Problème : je me suis plus concentrée sur les résultats de cette licence qui m’a passionnée. Donc je révisais un peu les concours (notamment avec e-orthophonie une prépa en ligne que je recommande, et le site maculturegenerale.com idem je recommande) et passais des concours mais ça n’a pas suffit car j’ai délaissé trop d’épreuves et je n’étais pas assez impliquée (et surtout BEAUCOUP trop stressée parce que justement je ne m’étais pas donnée à fond).

Le master : L’année dernière, lassée de rater les concours, j’ai choisi de faire un master MEEF pour être enseignante, comme ça je passais aussi le concours enseignante 1er degré pour avoir une porte de sortie si jamais je ratais une énième fois. (A noter : ce master est SUPER intéressant, et donne de bonnes bases une fois à l’Ecole d’Ortho).

Cette fois, j’ai fait en sorte de travailler les cours du master au minimum pour avoir pile de quoi le valider si jamais, et de travailler à fond les 5 concours que j’ai toujours passés à côté. Dès que j’avais un moment de libre j’allais travailler dans les BU, à la maison je révisais mes fiches des prépa, je jouais beaucoup à quizup (que je recommande trop il y a pleins de questions qui sont retombées aux différents concours !!!!).
Enfin voilà rien à voir avec les autres années car pour moi il me manquait vraiment l’ assiduité.

Mes conseils :
– Même si on en a marre au bout d’un moment il ne faut pas abandonner et s’accrocher et se dire qu’on se donne à fond une année comme ça après on fait ce qu’on aime ! Il faut vraiment utiliser les moments libres et le weekend pour être organisé(e) et avancer.
– Utiliser les annales. Cette dernière année j’avais les annales de Strasbourg et de Nancy et les annales … C’est la vie !!! Vraiment je recommande de les faire car ça change tout.
– Et pour finir ..il faut aussi se détendre ! Trouver des moments pour soi, faire du sport ….. Et y aller détendue. Je sais que c’est facile à dire mais croyez-moi j’ai expérimenté à de nombreuses reprises, et stresser ça handicape plus qu’autre chose. Cette année j’avais aussi réussi le concours pour être enseignante, donc j’avais mon échappatoire, c’est pour cela que j’y suis allée détendue et ça a tout changé niveau réflexion et attention lors des épreuves.

– Et surtout être discipliné(e) : se faire un planning de révisions pas surchargé non plus, mais opérationnel. Et il faut s’y tenir même si c’est dur quand il fait beau, quand on veut sortir etc… On se donne à fond une année !

Et pour les épreuves Strasbourg précisément :
– les annales sont très utiles comme ça vous pouvez cibler un peu le genre de questions qui tombent (genre des questions toujours sur les guerres mondiales, au moins 1 sur les sorties littéraires de l’année, et plusieurs sur la géographie genre les capitales ou les villes des pays qui sont dans l’actualité etc)
– pour l’orthographe il faut connaître la réforme de 1990 par COEUR, et si jamais il faut classer les erreurs orthographiques ->se renseigner sur le classement de Nina Catach : points assurés !!! attention : lire attentivement car les fautes ne sont pas difficiles mais on peut passer à côté
– et pour le commentaire j’ai fait une accroche, une intro traditionnelle, 1 grande partie avec 3 sous parties en analysant les figures de style, le lexique un peu comme un commentaire de texte classique. Presque une analyse linéaire. Puis un récapitulatif de ce grand I) , une transition, puis une 2ème grande partie avec 3 sous parties mais en faisant un parallèle avec le livre de Raphaëlle Giordano : ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Donc une interprétation et analyse très personnelle en reliant les éléments avec ceux du texte imposé.
Ce n’était pas des longues sous-parties et je suis allée à l’essentiel. Il faut le finir alors mieux vaut faire simple concis et pertinent plutôt que long et développé si vous n’avez pas tellement d’idées.

Voilà j’espère que ça pourra vous aider et bon courage à tous !!

Elise, 20 ans, PREPA PRIVÉE 

Coucou ! Je m’appelle Elise, j’ai 20 ans, et j’ai passé deux fois le concours de Strasbourg en 2016 et 2017, après un bac ES.
J’ai commencé par faire une année à l’Université Catholique de Lyon, qui proposait une prépa aux concours d’orthophonie mais également une première année de psychologie en parallèle. Ce type de préparation est super pour ceux qui savent s’organiser, qui arrivent à faire la part des choses lorsqu’ils travaillent plus un cursus que l’autre. En effet, ça leur permet de s’ouvrir sur autre chose que sur les « joies » du concours. Seulement pour moi c’était plus compliqué, j’ai eu beaucoup de mal à trouver mes marques entre la fac et la prépa.
C’est pour cela que j’ai décidé de partir à Césame, une prépa privée à Lyon, GENIALE ! J’ai tout de suite vu la différence entre passer TOUT son temps sur la prépa et disperser son travail entre deux choses différentes. Et puis les profs étaient super, complétement disponibles et à l’écoute. Nous avions des concours blanc chaque mercredi, avec un classement sur 90, ce qui permettait d’avoir une vision plus générale de notre progression, même si un classement n’est jamais le bienvenu… aucun esprit de compétition ne se faisait sentir !
Pour le concours de Strasbourg :
– La culture générale. J’ai beaucoup travaillé la culture générale sur des qcm hebdomadaires, par thème que notre professeur de culture générale nous préparait. En fait le concept est très simple : nous avions un qcm de 60 questions sur tel sujet (sujet qui nous était donné très tôt pour que nous puissions le préparer avec un livre de culture générale à ce propos), et nous le corrigions en classe. Et chaque question était renforcée par des connaissances de chacun, mais surtout du prof (il était incroyable) ! C’était vraiment une façon ludique de travailler ces tonnes de questions. Pour reparler des livres, c’étaient les « repères pratiques » de Nathan. Assez clairs, illustrés et intéressants. Je conseille !
De plus, je jouais beaucoup à des jeux comme le Trivial Poursuit, ou regardais beaucoup d’émissions de type « Tout le monde veut prendre sa place » ou encore « Questions pour un champion » (oui oui, ma famille m’incitait beaucoup à regarder ça !)
Mais je travaillais également sur d’autres supports, comme des qcm d’annales, des vidéos sur YouTube (merci « C’est pas sorcier »), des applications, et surtout j’apprenais beaucoup des autres. Dès que j’avais besoin d’éclaircissement ou de moyen mnémotechniques, j’en parlais à ma famille, mes amis, qui m’aidaient beaucoup.
En fait la culture générale est PARTOUT. Vous saurez recueillir les données qu’il vous faut. Regardez des films cultes, écoutez de la musique, allez voir des expos, ça ne vous apportera que du bon et ça vous permettra de vous détendre en même temps. Tout est source d’enrichissement.

– Le français. En fait j’ai travaillé le français uniquement grâce à mes professeurs. La grammaire par exemple, je ne l’ai pas beaucoup bossée en dehors des cours. Mais surtout, je l’ai étudiée grâce au fameux Grévisse ! La bible des orthos. Et j’ai beaucoup progressé grâce à la répétition. En fin d’année, nous avions fini le « programme », et notre super prof ne faisait que nous donner des qcm, des qcm et encore des qcm. Et c’est ce qui m’a le plus fait progresser. En fait plus je répétais les exercices, plus la grammaire devenait familière, et plus elle devenait facile. Je vous conseille vraiment d’utiliser cette technique, pas forcément drôle, de la répétition.
Le vocabulaire et l’orthographe, je me suis laissé guider par ma super prof aussi. Elle nous donnait 50 mots de vocabulaire à apprendre chaque semaine, et une dictée (mots-phrases-texte) par semaine également. Ensuite des annales, des annales, et encore des annales… avec un petit livre qui me suivait partout (surtout à ouvrir pendant les longues minutes de métro). Certaines applications servent beaucoup aussi, comme « le mot du jour » ou beaucoup d’autres… et surtout, faites vous réciter entre amis, et trouver des moyens mnémotechniques ensemble (des trucs rigolos, c’est plus facile à retenir et ça détend quand ça tombe en concours). C’est clairement ce qui m’a fait avancer en prépa.

– Le commentaire. J’ai vraiment fait confiance à mon professeur qui était super inspirant. Et d’ailleurs lui nous disait clairement de nous faire confiance. En fait je ne l’ai pas beaucoup préparé, enfin pas comme une acharnée, et mon but était de m’éclater en le rédigeant. Il faut absolument que vous vous fassiez plaisir en montrant votre personnalité à travers vos idées. Tout est utilisable dans ce commentaire : les expériences, la culture familiale, musicale, cinématographique, littéraire etc. Puis nos idées. Sans oublier une bonne structure, bien sûr !

Le jour J arrive, méga stress.
– Nous commençons par l’épreuve de culture générale. Ce qui est vraiment cool avec le concours de Strasbourg, c’est que les questions sont assez intéressantes, enfin assez accessibles. Un peu de cinéma, de littérature, de peinture, de politique, enfin les principaux thèmes sont abordés ! Et de façon assez intelligente (je trouve).
– Puis vient l’épreuve d’orthographe. Assez attendue, sans grand changement. Un texte abordable, des fautes assez disparates et une grammaire également semblable aux années d’avant.
– Et enfin arrive le fameux commentaire, où je ne me suis pas autant « éclatée » que prévu. Je pensais même avoir été complétement hors sujet. Enfin ça a été le cas d’ailleurs, je n’ai vraiment pas eu une note terrible (vraiment pas) et c’est passé quand même ! Alors en sortant du concours, il ne faut surtout pas rester sur ses impressions. Sortez, faites la fête, ou relaxez-vous, dites-vous bien que c’est fini de toute manière.
Un petit dernier mot sur mon parcours : je ne me suis pas privée de sortir, de voir du monde, de me promener. Enfin bien sûr je passais le plus clair de mon temps à travailler, chaque jour MAIS, le samedi soir, ou les soirs de semaine je me permettais de profiter de mes amis et de ma famille. En fait sans cela, je pense que je n’aurais pas tenu (même si c’est très personnel).
Et ne vous fiez pas que sur votre niveau en préparation aux concours : j’étais très loin d’être la meilleure, honnêtement. Simplement, croyez en vous (c’est un travail compliqué) et acceptez l’aide de vos proches. Beaucoup ont été d’un soutien incroyable pour moi, vraiment.
Je vous souhaite tout le courage du monde, et vraiment défoncez tout, prouvez-vous que vous en êtes capables ! Des millions de bisous.

Marie, 22 ans, SEULE

Je m’appelle Marie, j’ai 22 ans et je suis Alsacienne ! Après mon bac littéraire je me suis lancée dans une licence de sciences de langage à Strasbourg ; je connaissais et aimais depuis longtemps le métier d’orthophoniste mais ma licence m’intéressait trop pour la quitter (et l’idée de devoir passer un concours me stressait un peu) ; en début de ma troisième année de licence, je me suis finalement décidée à passer des concours. Comme je devais en parallèle finir ma licence et que je me préparais seule, j’ai préféré pour commencer ne préparer que le concours de Strasbourg, et j’ai eu de la chance de l’avoir alors que ce n’était qu’un essai « pour voir ».

QCM
La première chose que j’ai faite a été d’acheter des annales de culture générale, puis celles de Métafor (corrigées – c’est super cool), car le QCM est la première épreuve de classement et est donc déterminante (et c’est aussi ce qui, je pense, pouvait me faire le plus défaut). Je n’avais pas tellement de temps avant les écrits donc je me suis focalisée sur les annales de Strasbourg, en faisant les QCM de toutes les années disponibles, en notant les réponses accompagnées de petites explications, et en faisant des fiches à partir de thèmes récurrents. Au début ça m’a un peu (beaucoup) déprimée ; je connaissais rarement les réponses exactes et complètes aux QCM, mais il ne faut vraiment pas se décourager et prendre du plaisir à bosser la culture gé, en étant curieux et en variant les supports : j’écoutais Le jeu des 1000€ sur France inter pendant que je mangeais, regardais Tout le monde veut prendre sa place, lisais les actus des journaux en ligne…
J’ai classé mes fiches par thèmes (littérature, musique, …) pour que ce soit plus clair à relire et plus facile à compléter à chaque fois que quelque chose que j’entendais ou lisait quelque part me semblait important.

Orthographe / grammaire 
J’ai commencé par apprendre la réforme de l’orthographe de 1990 car elle est en vigueur au concours de Strasbourg : j’ai noté les règles et imprimé une liste de tous les mots concernés par la réforme (trouvable sur internet) (histoire de les avoir lus une fois, et on en apprend des choses en lisant ça !).
J’ai été dans les bibliothèques feuilleter des livres de grammaire et relever les règles que je ne connaissais pas encore ou qui méritaient un petit rappel.
J’ai fait un recap sur les natures et fonctions (il y a une petite partie de l’épreuve d’orthographe qui porte dessus).
J’ai lu tout le Bescherelle (allez allez) pour bien comprendre et apprendre comment fonctionne la formation des temps (des règles générales fonctionnent pour la majorité des temps, il reste juste des verbes bizarres mais pas si nombreux que ça).
Et de manière générale, dès qu’en prenant des notes en cours ou en écrivant quoi que ce soit et qu’un doute surgissait quant à l’orthographe / la grammaire / la conjugaison, je faisais des recherches dessus pour évacuer le doute et connaître la règle.

Commentaire
Je n’ai pas vraiment préparé le commentaire, j’ai juste lu quelques ouvrages de vulgarisation (en sociologie par exemple), quelques jours avant le concours ; c’était de la lecture détente et intéressante à la fois. J’ai aussi lu les annales des années précédentes pour me faire une idée de ce sur quoi on pouvait tomber. Je suis partie du principe que ça n’était pas tellement des connaissances qui seraient évaluées mais notre esprit critique, nos qualités de rédaction (soignez l’orthographe 😗) et notre culture personnelle.

J’ai une manière plutôt solitaire de travailler et d’apprendre, je sais que c’est comme ça que je fonctionne, donc je n’ai pas travaillé en groupe du début à la fin de ma préparation ; cependant, je trouve important de ne pas rester seul tout ce temps et de beaucoup parler (avec vos amis et/ou votre famille) ! Parlez de vos dernières découvertes en culture générale, parlez de vos angoisses pour vous en libérer, parlez avec d’autres candidats pour vous rassurer et partager vos méthodes…

Faites des pauses, aérez-vous et détendez-vous, trouvez des méthodes et des conditions de travail qui vous correspondent pour prendre du plaisir à apprendre. Et croyez en vous ! 😚

Cyrielle, 20 ans, PRÉPA PRIVÉE 

Salut ! Je m’appelle Cyrielle Chabanne, j’ai 19 ans et viens de Saint Just la Pendue, près de Roanne, ou pour les plus perplexes, ville à 1h30 de Lyon.
J’ai passé il y a 2 ans mon bac littéraire (spé musique) puis ai enchaîné sur une année de Prépa à Cesame à Lyon. Si j’ai bien une chose à vous dire pour commencer, c’est de ne jamais perdre ESPOIR : avant le résultat oh combien miraculeux de Strasbourg j’ai reçu 7 résultats négatifs sans jamais l’ombre d’une petite réussite (je n’étais jamais pré sélectionnée, jamais corrigée…) et ça fait mal, très mal. Je n’y croyais plus et devenais folle en pensant à tous mes efforts qui semblaient ne servir à rien. J’avais l’impression d’être dans une boucle vicieuse : travail, échec, travail, échec, travail, échec et rien ni personne ne pouvait me convaincre qu’il était possible que j’en échappe. (Ce qu’on peut être négatif et borné à en mourir dans ces moments-là…!)
Côté travail j’avais ma méthode : je me faisais des petites fiches sur absolument tout et sous forme de cartes de jeu : ainsi je pouvais tout me réciter à moi-même (pratique !) Exemple : nom d’un auteur classique d’un côté et au dos ses œuvres les plus importantes, prix littéraire… Ou mot de vocabulaire et de l’autre côté genre et définition… Enfin bref ça m’avait demandé beaucoup de temps mais pour réviser par la suite ce fut très pratique ! Autant vous dire que ma méthode ne pouvait me permettre de réussir les premiers concours qui tombaient : je n’avais pas eu suffisamment de temps pour tout assimiler. En revanche à partir du mois de mars j’étais au top du top car j’avais toutes les cartes en main (c’est le cas de le dire !) Oui, c’est vrai, au début on pense que c’est la catastrophe de louper les premiers concours mais n’oubliez pas que certains se déroulent jusqu’au mois de juin ! On en revient à ce que je disais au début : ESPOIR, ne jamais rien lâcher !
Après niveau temps de travail, je travaillais absolument tous les jours. Mais attention, travailler tous les jours ne signifie pas travailler toute la journée ni même sacrifier sa nuit. Je me prévoyais à chaque fois des pauses conséquentes : par exemple le weekend je n’hésitais pas à m’arrêter de travailler 3heures lors de la coupure du midi. Une journée type de semaine : cours, repas, cours (ou révisions) jusqu’à 18h, et là la jubilation de la journée : douche associée à un petit show musical qui devait ravir mes voisins (pas de me voir sous la douche hein vous avez bien compris…, bref je m’égare…) C’était THE moment décompression indispensable (et n’écoutez pas ceux qui vous disent d’afficher des cours sous la douche, faites vous plutôt accompagner par les paroles de Sous le vent de notre très chère Céline, elle est de meilleure compagnie que les verbes défectifs). Puis je mangeais (à l’heure de la maison de retraite, oui oui). Je me remettais à bosser jusque 21h/22h grand max car rien de plus important que le sommeil pour enregistrer ce que vous venez d’apprendre. Certes vous rêverez que l’on vous torture sur une chaise pour apprendre votre liste de vocabulaire (c’est une anecdote véridique) mais au moins cela signifiera que vous dormez et que vous pourrez de nouveau apprendre à tête reposée le lendemain.
Enfin, côté vie, j’avais la chance d’habiter à 3 minutes à pied de ma prpa et d’avoir du soutien quand je rentrais : je vivais avec mon copain et il m’a vraiment permis de tenir le coup. Les week-ends je rentrais chez mes parents, et même s’il y avait du trajet à faire, j’avais besoin d’être bichonnée par ma petite maman 😍 Sinon, côté soirée j’ai fait des concessions : max minuit sauf pour le nouvel an. Je compensais cette frustration en soirées crêpes et soirées raclette (ce qui revenait probablement au même pour mon estomac… RIP)
Enfin bref, j’ai tenu comme ça jusqu’au concours de Strasbourg. Sortie de l’épreuve de qcm : première fois que j’étais optimiste sur ce que je venais de faire ! (alors que mon point faible était la culture G) Puis sortie de la rédaction : très, très déçue (alors que c’était censé être mon point fort). Jour des premiers résultats : j’ai su que j’étais corrigée et mon hypersensibilité a parlé. J’ai fondu en larme et ai ouvert une bouteille de champagne. Un peu excessif comme réaction me direz-vous ? Sûrement mais tout prétexte est bon pour faire la fête et encore plus celui-ci ! Puis 2ème résultat : je vais à l’oral ! Vous ne pensez sûrement pas encore à l’oral et c’est normal, chaque chose en son temps. Mais pour ma part, l’oral s’est vraiment très bien passé : j’ai fait de mon stress une détermination et suis sortie en me disant que de toute façon je n’aurais pas pu faire mieux. Le jury Strasbourg est sympa : les résultats étaient le lendemain et ce en quoi je ne croyais plus du tout se réalisa !
CROYEZ EN VOUS ! Je vous Kiss et courage !

Lucile V., 27 ans, SEULE

Je suis Lucile, 27 ans, originaire du Mans, en reconversion professionnelle après un cursus en lettres (M1) spécialisé dans l’édition (M2). Après une période de chômage où je recherchais un CDD dans l’édition, j’ai décidé de me réorienter et de tenter le concours d’orthophonie de Nantes en décembre, que je n’ai pas eu. Mais qui m’a donné l’énergie de travailler bien plus pour les autres : Toulouse, Caen et Strasbourg, que j’ai eu, le seul, mais il ne suffit que d’un ! Je n’ai pas fait de prépa, je travaillais seule chez moi ou à la BU. Ma base de travail était les annales, celles que j’avais demandées par les associations des écoles d’orthophonie de Nantes et Strasbourg, celles des bouquins Vuibert, Dunot et Masson, et enfin celles présentes sur le site QCM plus (une pépite). A partir des annales, je développais des thèmes qui m’intéressaient en culture gé en allant moi-même chercher des infos sur internet. Pour le français même chose, je me suis replongée dans la conjugaison et la grammaire, en notant sur des post-it les règles et exceptions à connaître (le mur de ma chambre en était recouvert). Pour l’orthographe, je me suis concentrée sur les paronymes, homonymes, expressions et proverbes, et les pièges récurrents et orthographes atypiques surtout.
– QCM Culture Générale : on a beaucoup de temps, trop même… alors on se relit plusieurs fois et on modifie des réponses, que l’on aurait pas dû ! Prenez votre temps, et fiez vous à votre première impression !
– Orthographe : Le temps s’écoule beaucoup plus vite déjà, soyez méthodique en surlignant les fautes pour ne les corriger qu’ensuite directement sur la copie. Je vous conseille de relire 2 fois chaque phrase car les fautes à corriger ne sont pas compliquées en soi, en revanche elles peuvent passer inaperçues, il s’agit très souvent d’accents circonflexes inutiles, de fautes d’orthographe assez basiques ou de fautes d’accord.
– Dissertation : Là encore, le temps passe vite, rédigez votre plan détaillé, l’intro et la conclusion seulement au brouillon, mais le développement directement sur la copie.
A mon avis, il y a 3 éléments essentiels pour réussir la dissert :
– qu’elle soit structurée (intro avec accroche, énonciation de la problématique et du plan, développement en 3 parties, conclusion avec ouverture)
– qu’elle soit terminée (c’est bête mais ça prouve que vous avez su gérer votre temps, et arriver au bout d’un raisonnement)
– qu’elle soit personnelle (apportez des exemples de votre culture personnelle, sans vouloir lier à tout prix le sujet à l’orthophonie. Perso j’ai parlé de Grand Corps Malade, Jean Dominique Bauby et Ray Charles, et j’ai eu une super note !)